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SM Caen. Maxime d’Ornano : « Je suis malheureux pour les supporters, je veux beaucoup plus pour eux, ils le méritent »... |
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Maxime d’Ornano et le SM Caen ne parviennent pas à décoller en National. © Guillaume Marie
De nouveau frustré par la prestation et l’issue du match du SM Caen, auteur d’un nouveau match nul vendredi 7 novembre 2025 face à Paris 13 Atletico (0-0), Maxime d’Ornano a évoqué les manques de son équipe en conférence de presse. Il a aussi été question des supporters, de la nécessité de renforcer cette équipe dans les semaines à venir pour espérer franchir un cap.
Le SM Caen a concédé son septième match nul en treize journées de National, vendredi 7 novembre 2025 lors de la réception de Paris 13 Atletico (0-0) et voit son compteur de victoires bloqué à trois. Son entraîneur Maxime d’Ornano constate l’impuissance offensive de son équipe, qui dure un peu trop à son goût.
Maxime d’Ornano (entraîneur du SM Caen) : « Ce match nul ne m’inspire pas grand-chose dans le sens où il y avait de la place. Le scénario se répète, on fait face à un adversaire très attentiste, surtout en deuxième période. Notre incapacité à marquer nous fait mal. On a la grosse occasion en première période, avec Ronny (Labonne) sur le centre de Momo (Hafid). Dans la période qu’on traverse, il faut la mettre.
J’ai senti les mecs investis, avec la volonté de mettre du rythme. Face à un adversaire très regroupé, il faut un peu plus de vitesse, de un contre un, de courses justes… Les nombreux centres que l’on a pu avoir doivent être plus précis, les prises de position doivent être plus tranchantes. On demande un peu plus de tout et derrière, ça se traduit par un peu d’impuissance.
On manque un peu de tout pour marquer des buts. Il y a la détermination, pour centrer avec plus d’intensité, gagner son duel dans la surface, en faisant la course au bon moment pour être dangereux. On peut se faire plein de reproches. Je vois les gars terminer le match rincés parce qu’ils ont fait des efforts. Cela paraît surprenant de dire ça. On n’a rien concédé, hormis deux frappes de loin. Cela veut dire qu’on défend pas trop mal, mais on ne va pas se satisfaire de ça. Ce n’est clairement pas suffisant.
Le jeu vers l’avant, c’est ce qu’on avait réclamé toute la semaine, après avoir ronronné à Saint-Brieuc. Mais ce soir (vendredi), on a aussi jeté des ballons, notamment en fin de match où on se précipite. Pour finir les actions, on a du mal dans ce secteur, ça manque d’impact dans la surface. Les joueurs le savent, ils en sont conscients. Dans le cas d’Armand (Gnanduillet), il faut l’alimenter. Je vois nos centres en première période, il y en a eu deux très bons, mais il y a quatre autres où on traîne à les mettre. Or, Armand (Gnanduillet) est toujours là, dans la boîte, à attendre. Cela méritait davantage de centres forts, au sol.
Ce n’est pas suffisant en termes de résultats. La crise ? C’est peut-être un mot encore un peu fort. La crise, c’est surtout quand les joueurs ne se donnent pas. Moi, je ne vois pas ça, je vois un vestiaire qui est présent, qui s’entraîne, qui donne ce qu’il a à donner avec ses qualités du moment. Je n’oublie pas aussi qu’on avait quelques absents qui nous auraient peut-être fait du bien dans un match comme celui-ci pour débloquer les situations. Il y a toujours urgence de résultats parce qu’on ne gagne pas.
Notre nombre de matches nuls (sept, plus haut total en National), cela renvoie à notre incapacité à marquer. On est pourtant soutenus, je remercie encore les supporters. Il n’y a pas assez de victoires, mais ils sont très présents à nos côtés. C’est dur pour eux, je suis malheureux pour eux, je veux beaucoup plus pour eux parce qu’ils le méritent.
(Sur d’éventuels renforts à venir) Ce sont des discussions qui sont déjà ouvertes à ce sujet (avec les dirigeants). Maintenant, quand il y a un effectif en place, il ne faut pas se tromper, amener une vraie plus-value et des joueurs qui correspondent à ce que l’on souhaite faire. Il faudra qu’on ramène de la puissance et de l’impact devant, on l’a ciblé depuis un moment. »