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SM Caen. Maxime Etuin : « Procurer des émotions au public, c’est ce qui peut nous transcender »... |
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Maxime Etuin et le SM Caen espèrent démarrer la saison par un succès face à Aubagne, vendredi 8 août 2025 (19 h 30). © Martin Roche / Ouest-France
Arrivé cet été en provenance de Concarneau, Maxime Etuin sera titulaire avec le SM Caen, vendredi 8 août 2025 (19 h 30) à l’occasion de la réception d’Aubagne pour la reprise du National. Avant la reprise, le latéral gauche évoque les attentes, les ingrédients à mettre pour gagner d’entrée mais aussi et surtout durer lors de cet exercice 2025-2026.
Au moment de recevoir Aubagne pour sa découverte du National, le SM Caen présentera assez peu de recrues estivales dans son onze de départ. Seuls les défenseurs Léandro Morante et Maxime Etuin ainsi que l’attaquant Ivan Botella devraient être dans ce cas. Pour le second cité, c’est une continuité après plusieurs saisons pleines du côté de Concarneau.
Maxime, qu’est-ce qu’on a envie de donner à 10 000 personnes qu’on rencontre pour la première fois dans un stade ?
La victoire, avant tout. Il y a plusieurs choses à faire pour obtenir ce résultat. C’est l’ambition première. On sort d’une préparation d’un mois et demi mais il n’y a jamais la même adrénaline et la même intensité que la compétition. On a hâte d’y être. J’ai hâte de découvrir ce public. Quand j’étais venu jouer avec Concarneau, on avait perdu 1-0 et j’avais senti ce souffle des tribunes quand l’équipe caennaise avait un temps fort de quinze minutes. Vivre cela avec nous, leur procurer des émotions, c’est ce qu’on recherche et ce qui peut permettre de nous transcender pour être meilleurs.
Le début d’une histoire, encore plus à domicile, encore plus pour un club qui a beaucoup souffert la saison dernière, il est important ?
Il est forcément très important. Nous, les nouveaux, n’avons pas vécu cela en direct mais on savait dans quel contexte on mettait les pieds en signant. Dans le groupe, il y a cet esprit de reconquête, afin de ramener le public avec nous. Cela passera par nos performances, notre manière de jouer, nos résultats sur du long terme. On est prêts à cela et dès demain (vendredi), on va essayer d’emmener tout ce monde avec nous.
Que pouvez-vous nous dire sur ce championnat de National que vous connaissez bien et dans lequel vous évoluiez déjà avec Concarneau la saison passée ?
C’est un championnat très homogène, où il y a très peu d’écart entre les équipes, comme cela peut être le cas entre les cinq premiers et les cinq derniers de Ligue 2. En National, les résultats sont souvent serrés, avec des équipes très proches les unes des autres. C’est une bataille tous les week-ends, il faut être prêt à ça. En Ligue 1 et en Ligue 2, cela reste très professionnel. Quand on arrive en National, on affronte des équipes qui sont à mi-chemin entre le fonctionnement amateur et professionnel, mais qui ont des groupes et des états d’esprits un peu différents. Il faut réussir à avoir à la fois de la qualité individuelle et cette osmose de groupe pour y performer. C’est notre devoir en tant que joueurs.
Qu’est-ce qui vous a globalement permis, avec Concarneau la saison passée, d’aller chercher des succès ?
C’est un mélange de plusieurs choses. Il y a d’abord cet état d’esprit de groupe, cette volonté de faire les choses tous ensemble. On avait un groupe restreint, on a aussi eu la réussite de ne pas avoir beaucoup de blessés ni de suspendus durant la saison. Tactiquement, techniquement, physiquement, il faut aussi être prêts toute la saison. Pour jouer une montée, c’est primordial. Au Stade Malherbe, on a des infrastructures qui vont nous permettre de récupérer, de bien s’entraîner toute l’année. Il faut pouvoir en profiter, utiliser ces atouts pour avoir les meilleurs résultats.
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Estimez-vous que le SM Caen est un gros morceau de National ?
Si je vous dis le contraire, ce serait de la mauvaise foi. Quand le Stade Malherbe descend en National, on sait tous qu’on a des conditions de travail qui sont au-dessus de ce championnat. Maintenant, cela ne suffit pas de les avoir, il faut bien s’en servir.
En tant que recrue, qu’essayez-vous d’insuffler dans un groupe qui a souffert ces derniers temps ?
De la fraîcheur. On n’a pas connu la saison difficile que d’autres ont connue. On essaye aussi d’apporter nos connaissances personnelles. On a tous des carrières un peu différentes, mais on se retrouve tous dans le même vestiaire. Créer ce lien entre nous pour nous permettre de s’apprécier, de bien s’entraîner ensemble et d’avoir envie de se faire mal pour l’autre, c’est important.