Accueil Sport SM Caen. « Sur Football Manager, je prenais toujours des D2 ou D3 » : les premiers mots du nouvel entraîneur Gaël Clichy

SM Caen. « Sur Football Manager, je prenais toujours des D2 ou D3 » : les premiers mots du nouvel entraîneur Gaël Clichy

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photo  gaël clichy est le nouvel entraîneur du sm caen.  ©  guillaume marie 2

Gaël Clichy est le nouvel entraîneur du SM Caen. © Guillaume Marie

Nommé entraîneur du SM Caen, Gaël Clichy a été présenté aux médias par sa direction, ce lundi 29 décembre, après avoir dirigé sa première séance en fin d’après-midi. L’ex-international français s’est montré enthousiaste et ambitieux, lui qui s’apprête à connaître sa première expérience en tant que numéro 1 sur un banc.

 Une volonté d’aller très haut, très vite.  Sitôt sa première séance effectuée, Gaël Clichy, nommé entraîneur du SM Caen ce lundi 29 décembre, a répondu aux premières questions des journalistes, en fin de journée.

Quel sentiment vous anime au moment d’attaquer votre première expérience d’entraîneur principal ?

Une grande fierté. C’est quand même de longues années de travail. Je me prépare depuis à peu près six ans, à mon départ de Manchester City (2020). Et puis, finalement, on arrive au bout avec la validation du diplôme, avec plusieurs offres que j’ai déclinées sur les deux dernières saisons, pour différentes raisons.

Ce projet me parle vraiment, pour plusieurs raisons, notamment le fait de pouvoir « reconstruire », sans être arrogant. C’est un club qui mérite d’être plus haut. C’est quelque chose qui m’a toujours animé : j’ai une volonté d’aller très très haut, très très vite et, en même temps, d’être assez humble pour savoir commencer et être conscient qu’il faut apprendre. Mes vingt ans de carrière en tant que joueur vont me servir, être un socle, pour que je sois le meilleur entraîneur possible.

Mon regard à moi, c’est que l’équipe a le potentiel pour aller taper très haut et faire quelque chose de grand sur les six mois. Ça ne tient qu’à moi de faire progresser les joueurs, si on estime qu’ils doivent progresser.

« Les joueurs ici sont meilleurs, selon moi, que ce que la division peut proposer »

Comment vous appréhendez ce défi de « reconstruire », justement ?

Pour l’anecdote, je suis un fan du jeu Football Manager. Je prenais toujours des petits clubs, de deuxième, troisième division. Ma femme, avec qui je suis depuis 23 ans, me disait toujours : « Pourquoi tu fais ça ? Va prendre des tops teams, va gagner la Ligue des champions ! ». Et je lui répondais que moi, c’est quelque chose qui m’anime. En 2025, c’est compliqué d’être le nouveau Guy Roux : le football évolue très vite, chaque année, de nouvelles idées arrivent, de nouveaux coachs. Il faut être à la page. Le mot « reconstruction » est peut-être un peu fort, parce que le club a des infrastructures de Ligue 1, des joueurs meilleurs, selon moi, que ce que la division peut proposer. Les conditions sont réunies pour faire du bon travail.

Que souhaitez-vous construire avec cette équipe ?

Il y a déjà mon passé de joueur. Je suis forcément avec les yeux d’un joueur qui a côtoyé les meilleurs : Thierry Henry, Patrick Vieira, Kevin De Bruyne… Ça nous amène à faire la compétition pour gagner. Forcément, je vais m’adapter avec ce qu’il y a dans l’effectif. Mais j’ai envie de dire que c’est l’adversaire qui va devoir s’adapter à nous. C’est une volonté qu’on a avec le club, c’est assez clair.

Je ne dis pas qu’on va aller gagner la Ligue des champions, je ne dis pas qu’on va jouer comme Manchester City. Mais, ma vision, c’est plus que juste gagner 1-0. Je pense qu’on est tous d’accord sur le fait que si on arrive à gagner tous les matches 1-0 et qu’on est promu, les gens sont contents. Par la même occasion, si on fait 3-0 en proposant un spectacle attrayant, les gens seront encore plus contents. En 2025, c’est un show plus que juste un match de football. Il faut arriver à fidéliser les jeunes supporters du Stade Malherbe et faire revivre aux plus anciens ce qu’ils ont ressenti les années passées.

photo gaël clichy : « les conditions sont réunies pour faire du bon travail. »  ©  guillaume marie

Gaël Clichy : « Les conditions sont réunies pour faire du bon travail. » Guillaume Marie

Vous citez des noms et équipes prestigieuses, pensez-vous qu’il peut y avoir un temps d’adaptation avec la division au sein de laquelle évolue actuellement le SM Caen ?

Les trois années au Servette, pour moi, c’étaient les plus importantes. J’étais déjà dans la transition joueur-coach. Ça fait que c’était de la créativité mentale. On devait se préparer au stade, se changer, prendre la voiture, s’entraîner sur un autre terrain le lundi, encore un autre le mardi… Juste ça, ça vous montre un peu Caen. Mais les conditions de travail sont excellentes et, quand on regarde les équipes qui composent cette division de National, il y en a beaucoup qui sont passées par la Ligue 1 il y a moins de dix ans. On ne parle plus d’une ligue amateur, mais vraiment d’une ligue qui va se professionnaliser dans les prochains mois. Et ça, c’est important. Donc, je me disais dans quelques mois, ça c’est important, pour le football français, pour nous.

D’ailleurs, si le vestiaire est renforcé à la trêve hivernale, tant mieux, si ce n’est pas le cas, mon job est de faire en sorte que les résultats suivent, que les joueurs soient performants.

« Le début de saison n’est pas catastrophique »

Le National, est-ce le bon niveau pour lancer sa carrière d’entraîneur ?

Je pense qu’il faut commencer, tout simplement. Que tu commences en National, en Ligue 2 ou en Ligue 1, le plus important est que les conditions soient réunies pour commencer à travailler comme tu l’entends. J’ai terminé mes diplômes, et la chose importante qu’ils m’ont dite, c’est qu’en fait, sur le premier job, il ne faut jamais choisir le logo. Il faut choisir les personnes qui composent ce club. Et c’est vrai que dès les premiers échanges avec le président, avec les propriétaires, avec Josselin (Flamand), avec Reda (Hammache), avec Pascal (Plancque), de suite, ça a matché.

Quelle analyse faites-vous du début de saison de l’équipe ?

En fait, on est à 6 points du 3e. Ce n’est pas catastrophique, il suffit de faire une série de trois matches et on se retrouve potentiellement 4e ou 3e. S’il y a une certitude, c’est qu’à chaque match que l’on doit jouer, il y ait un enjeu différent pour l’adversaire, qu’il y ait cette peur du logo. Cette crainte, il faut qu’on la cultive, et pas le week-end, mais bien du lundi au jeudi.

Au sein de l’effectif, vous retrouvez un certain Yann M’Vila, que vous avez côtoyé en équipe de France ? En quoi un joueur de son profil peut vous aider ?

C’est un joueur qui, quelque part, n’a pas sa place ici. Souvent, dans le sport de haut niveau, les gens ont tendance à cacher un peu le facteur chance. Et pour un coach, bien sûr il y a du travail qui est fait, mais avoir un Yann M’Vila en National, ce n’est pas normal, il ne devrait pas être là. Est-ce que je vais m’en priver ? Certainement pas. Parce que ça se voit, il est au-dessus de tous les joueurs qu’il peut y avoir dans le championnat. Le but, c’est de pouvoir le convaincre qu’il peut donner plus que ce qu’il pense donner. À partir de là, avoir un mec comme ça dans son équipe, forcément, ça augmente de 15 à 20 % la performance collective.

Lire aussi : Néophyte, invincible et miraculé : quatre choses à savoir sur Gaël Clichy, nouvel entraîneur du SM Caen

Kylian Mbappé, l’actionnaire du Stade Malherbe, a-t-il joué un rôle dans votre signature ?

Pas du tout. Comme vous, je suis fan du joueur, on espère qu’il nous amène loin dans la saison, en tout cas en Coupe du monde. Je n’ai pas de relation avec lui, j’ai rencontré quelqu’un de sa famille, forcément. Mais moi, ce qui m’intéressait avant tout, c’était vraiment de rencontrer les personnes avec qui j’allais travailler.

Que peuvent vous apporter vos anciens entraîneurs, comme Guardiola ou Wenger ?

Ils ont tous des idées différentes mais, finalement, sont tous animés par la gagne. On pourrait discuter sorties de balle, transition, rôle du n° 8, du n° 9, mais le point commun de ces mecs-là, c’est qu’ils sont animés par la victoire. Et en tant que joueur, parfois où je suis passé, j’ai eu la chance de gagner et j’espère que l’histoire se répétera.

 
Antoine RIPOCHE.    Ouest-France  

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