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Tour de France. « Le téléphone sonne, mais… » : Arkéa-B&B Hotels s’offre une folle publicité... |
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Emmanuel Hubert, team manager de l’équipe Arké-B&B Hotels. © Thomas Brégardis, Ouest-France
Bientôt privée de ses deux sponsors, donc menacée de disparition, l’équipe bretonne profite d’une exposition sans pareille dans cette première semaine de Tour de France. Profitant d’un Kévin Vauquelin nouveau chouchou des Français, la structure se fait la meilleure des publicités. Avec deux étapes en Bretagne, dès ce vendredi 11 juillet, Arkéa devrait à nouveau être en vue. En opération séduction ? « Tout le monde connaît notre situation et sait qu’on existe », assure le patron, Emmanuel Hubert.
On peut difficilement imaginer meilleur VRP. Depuis une semaine (plusieurs mois, à une autre échelle), Kévin Vauquelin se taille une place de choix dans le cœur des amoureux du Tour. Marrant, disponible, talentueux, courageux… Le Normand a tous les traits du tube de l’été. Par ricochet, son employeur, Arkéa-B&B Hotels, jouit d’une exposition sans pareille.
Ça tombe bien. La structure d’Emmanuel Hubert va perdre Arkéa et B&B Hôtels, ses deux principaux sponsors, en fin d’année. Si plusieurs pistes existent depuis des mois, rien n’a encore été entériné par le patron de l’équipe, qui rêve d’un consortium avec « différentes entreprises ». Il y a un peu plus de deux semaines, il prévenait : « Si rien n’est finalisé à l’issue du Tour de France, ce sera vraiment compliqué d’y croire ensuite ».
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Et aujourd’hui, alors que Vauquelin a porté le maillot blanc et pointe à la 4e place du général, le téléphone sonne-t-il un peu plus ? « Le téléphone sonne mais… Ce n’est pas pour autant qu’on est en train de choisir la couleur des maillots. » Comprenez, l’avenir de la structure n’est pas encore assuré.
« On fait tout pour aider l’équipe, pour qu’on ait de la visibilité »
Pendant deux jours, sur ses terres, Arkéa pourrait à nouveau briller. Et continuer l’opération séduction, donc, même si Manu Hubert relativise. « Ce n’est pas le but de la manœuvre. Tout le monde connaît notre situation, tout le monde sait qu’on existe. » Vendredi 11 juillet en tout cas, alors que l’ADN de la formation est clairement breton (et que le souhait de l’état-major est qu’il le reste), des coureurs pourraient animer l’étape entre Saint-Malo et Mûr-de-Bretagne. Kévin Vauquelin, bien sûr, qui sera attendu avec les cadors.
Mais Ewen Costiou ou Mathis Le Berre, au hasard, pourraient bien prendre la poudre d’escampette. « On verra avec l’équipe, ce n’est pas moi qui décide », prévient Le Berre. Bien conscient de la situation et des enjeux d’images pour son équipe. « On sait que notre situation est compliquée. On n’y pense pas, on n’en parle pas, mais on fait tout pour que l’équipe marche au maximum, que l’équipe ait de la visibilité. » Depuis une semaine en tout cas, parole de Manu Hubert, « on ne peut guère faire mieux en termes d’image ».