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Un partenariat officialisé entre les gendarmes et la filière équine dans l’Orne... |
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Un partenariat a été officialisé entre l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) et la gendarmerie de l’Orne. © Ouest-France
L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) et la gendarmerie de l’Orne ont signé une convention de partenariat, ce mercredi 12 mars 2025, au haras du Pin.
L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) et la Gendarmerie de l’Orne ont signé une convention de partenariat, ce mercredi 12 mars 2025 au haras du Pin.
Trois questions à  Rosine Travers, responsable IFCE du haras du Pin, et au colonel Benech, patron des gendarmes de l’Orne.
En quoi consiste ce partenariat entre l’IFCE et la gendarmerie ?
Rosine Travers : C’est un échange d’expertises en fonction des besoins de chacun. En cas de maltraitance animale nécessitant une action coordonnée des services de l’État, nous nous mettrons naturellement en relation avec la gendarmerie. L’idée est de fluidifier les échanges, identifier les bons correspondants et mettre l’expertise de l’IFCE à la disposition de tous les services de l’État : si la gendarmerie gère une enquête relative à des équidés, nous pouvons aider à identifier ces derniers, qui sont pucés.

Rosine Travers et le colonel Benech. Ouest-France
Que peut faire la gendarmerie pour la filière équine ?
Colonel Benech : Nous pouvons mettre nos compétences à sa disposition, notamment ce qui a trait aux cybermenaces car l’IFCE peut être victime de piratage ou de tentatives d’intrusion. Il y a aussi la gestion des incivilités : on peut accompagner l’IFCE lors d’un contrôle pouvant poser problème, car nous sommes formés pour faire redescendre la pression. On peut aussi indiquer aux agents comment préserver les indices en prévision d’une enquête à venir.
Quels sont les domaines dans lesquels l’IFCE peut aider la gendarmerie ?
Rosine Travers : C’est très varié. On peut faciliter les processus de recrutement ou l’accompagnement de conjoints de militaires qui souhaiteraient trouver un emploi dans la filière équine, via EquiRessources, le « France Travail » du cheval, basé sur le site IFCE au Pin. Nous pouvons aussi proposer des formations sur mesure pour faciliter l’abord des chevaux dans des situations compliquées.
Colonel Benech : Car la gendarmerie développe les patrouilles équestres, tant au Haras du Pin qu’à Mont-Ormel ou Carrouges. Sans oublier la future brigade mobile de Gouffern-en-Auge, qui aura notamment une vocation équestre. L’expertise de l’IFCE ne peut être qu’un plus dans ce domaine.