|
Vélo sport trunois, cyclosportive L’Ornaise et maintenant Paris-Camembert : dans la roue de Gérard Helbert... |
1
Gérard Helbert avec l’affiche de Paris-Camenbert 2026. © Ouest-France
À 72 ans, Gérard Helbert, l’ancien directeur de banque habitant Sarceaux, près d’Argentan (Orne), figure du bénévolat associatif depuis plus de quarante ans, fait partie de l’organisation de la 87? édition de Paris-Camembert, qui aura lieu ce mardi 31 mars 2026. Portrait d’un homme qui, du VS Trun à L’Ornaise, a consacré sa vie au cyclisme.
6 h du matin, en cette fin mars 2026. À quelques encablures du jour J de Paris-Camembert, Gérard Helbert est déjà à l’œuvre. Listes de chauffeurs, partenaires à confirmer : à 72 printemps, le vice-secrétaire de l’épreuve ajuste quelques derniers détails, comme avant un départ que l’on veut sans accroc.
Ce mardi 31 mars, notre homme sera aussi au cœur du village départ à Magnanville (Yvelines) et à l’arrivée à Livarot (Calvados), avec l’équipe organisatrice, dont Laurent Aubry, son président. Autour d’eux, seize équipes engagées pour cette 87e édition : deux du World Tour (Decathlon CMA CGM et Groupama-FDJ), huit Pro Team (dont Cofidis et Total Énergies) et six continentales.
Lire aussi : Laurent Aubry est le nouveau patron de la course Paris-Camembert
Chez Gérard, l’énergie ne reste jamais immobile. Elle circule. On pourrait parler d’énergie cinétique : cette force qui apparaît lorsque quelque chose se met en mouvement. Une poignée de main, une plaisanterie, un prénom retenu : c’est cela, qui définit le mieux cet habitant de Sarceaux, une bonhomie qui vous happe.
De l’agriculture jusqu’au Crédit agricole
Fils d’agriculteurs à Goulet, il choisit pourtant une autre voie après son bac G : Je suis entré au Crédit agricole par le sous-sol : tri des relevés, classement, timbrage…
Puis tout s’accélère : dix-sept fonctions, quatorze agences, jusqu’à devenir directeur.
Cycliste à ses heures, vainqueur de trois courses, sa trajectoire bascule en 1981 lorsqu’il anime une épreuve pour sa banque. On lui lance alors : Et si tu prenais la présidence du Vélo Sport trunois ?
 » Il a 27 ans. Le club compte alors neuf coureurs. Vingt ans plus tard, l’échelle a changé : les entraînements se structurent, les jeunes arrivent, les victoires s’accumulent.
Certains soirs, après sa journée de bureau, Gérard enfourche son scooter, lampe allumée, pour accompagner ses coureurs
. Le club décroche un titre de champion de Normandie des sociétés et voit passer de futurs talents comme Franck Vermeulen (qui finira professionnel) et Franck Garnier (international chez les jeunes).
Une équipe pro normande, rêve inabouti
Toujours animé par l’envie d’exposer le cyclisme régional, il imagine avec Claude Carlin une équipe professionnelle spécifiquement normande. Le projet échoue faute de moyens, mais l’élan reste. Quelques années plus tard naît L’Ornaise, la grande cyclosportive de l’Orne. On avait tous mis 500 € sur la table pour lancer l’aventure
 », se souvient-il.
Lire aussi : En 2018 à Argentan, sept « fous » du vélo pour faire rouler l’Ornaise
Bénévole engagé (il a été trésorier départemental du Secours populaire), devenu conciliateur de justice en 2018, il continue d’avancer, fidèle à ce qui le guide : faire vivre l’énergie collective. Ce mardi 31 mars, sur les routes de Paris-Camembert, vous croiserez peut-être cette grande silhouette en action, déjà tournée vers la prochaine édition de sa nouvelle passion cycliste.