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Vice-championne de France à 15 ans, cette Alençonnaise combat sa timidité avec ses pieds et poings... |
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Lirya Pellouin, vice-championne de France de muay thai, entourée de son coach, Sam Leng (à gauche) et de ses parents, Émilie et Romuald Pellouin (à droite). © Ouest-France
Lyria Pellouin, 15 ans, est devenue vice-championne de France de muay thai, la boxe thailandaise. Elle pratique les sports de combat depuis ses quatre ans, et ça l’aide à se battre contre sa timidité.
« Tout me plaît dans la boxe », lance l’adolescente, flanquée de sa médaille de vice-championne de France de muay thai, remportée début mars. À 15 ans, Lirya Pellouin a commencé par l’anglaise, où l’on n’utilise que les poings, dès ses 4 ans, avant de dériver vers cette discipline où l’on combat aussi avec les jambes.
Elle fait désormais partie du SC alençonnais. Cette année, elle a perdu son combat, propulsée directement en finale faute d’adversaire, mais passer les cordes est un défi en soi. Elle reconnaît « beaucoup de stress » avant de monter sur le ring. La peur de perdre.
« Timide et réservée »
« Elle est teigneuse, déterminée, mais aussi très timide et réservée », indique son coach, Sam Leng. Sa maman, Émilie Pellouin, reconnaît : « Ça me fait peur de voir ma fille prendre des coups. Je ne voulais pas du tout qu’elle fasse de la boxe. Mais elle le souhaitait tellement. Et ça l’a aidée par rapport à sa timidité. » Elle est tout de même admirative de sa passion et sa motivation, aujourd’hui.
Le père, Romuald Pellouin, est d’habitude de tous les déplacements pour l’encourager, mais pour ce championnat de France, il n’a pas pu, à cause de son travail : « Je ressens beaucoup de fierté, je ne pensais pas qu’elle serait dans la boxe. Il y a de plus en plus de filles dans les sports de combat, mais ce n’est pas encore ça. » En tout cas, elle, ça lui plaît. Elle n’a pas d’autre passion, et s’entraîne avec sérieux trois fois la semaine. Pour aller chercher des médailles.