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Voici les références plus ou moins tendres faites à Caen dans « La Fuite en avant », le nouvel album d’Orelsan... |
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Orelsan, ici sous les couleurs de son précédent album « Civilisation » au Stade Malherbe Caen, évoque encore et toujours sa ville et son club de cœur, dans son dernier album, « La Fuite en avant », sorti ce vendredi 7 novembre 2025, plus ou moins tendrement, dans un disque qui ne manque pas de paroles fortes. © Archives Stéphane Geufroi, Ouest-France
Ce vendredi 7 novembre 2025, « La Fuite en avant », le nouvel album d’Orelsan est disponible, en boutique et sur les plateformes de streaming. Le succès est annoncé, à l’aube d’une tournée XXL qui commencera à Caen (Calvados) le 16 janvier, pour se terminer par dix Bercy fin 2026. Justement, que dit le Normand de sa ville de cœur ? Il l’évoque notamment par le prisme du ballon rond et de façon plus ou moins tendre, dans un disque et des morceaux qui ne manquent pas de piquant.
Quelles sont les références à Caen, dans le dernier album d’Orelsan, La Fuite en avant, sorti vendredi 7 novembre 2025 ? Car oui, il y en a, l’inverse aurait été surprenant ! Elles ne sont pas très nombreuses. Relativement furtives même, là où le rappeur normand a évoqué à de multiples reprises sa « ville aux 100 clochers » par le passé. Mais ces références sont bien senties, il faut bien le dire.
« C’est pour ça qu’on vous appelle Caennais »
La plus marquante, sitôt repérée par tout le monde et faisant les gros titres de médias en ligne dans les heures qui ont suivi la sortie de l’album, se trouve dans la chanson La Petite Voix. Orelsan, ou plutôt son double maléfique, s’autocritique de façon crue en multipliant les comparaisons. Jusqu’à parler de la capitale du Calvados, donc, qu’il connaît par cœur et adore : « Et fais pas semblant d’aimer ta ville, elle est claquée / Elle est morte c’est pour ça qu’on vous appelle « Caennais » / Elle est remplie d’ploucs que tu peux même pas saquer / Tu vas faire couler ta ville comme les Mbappé. »
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Satirique à souhait, Orelsan évoque là, bien sûr, la reprise du Stade Malherbe Caen par Kylian Mbappé en 2024, suivie ces derniers mois par une douloureuse relégation en troisième division… La critique est restée en travers de la gorge du joueur de l’équipe de France, qui a transformé ceci en clash en répondant au rappeur sur ses réseaux sociaux. « T’es le bienvenu pour « sauver » la ville que tu aimes tant, Orelsan », écrit le footballeur. Plus improbable : « Le mec a fait que nous supplier pour entrer avec 1 % sans payer parce qu’il a pas un rond mais pour avoir la bonne image du petit gars de Normandie », ajoute-t-il froidement et étonnamment, en référence à une éventuelle entrée du rappeur dans l’actionnariat du club, visiblement objet d’échanges passés.
« Fier de ma ville, même en Ligue 3 »
Mais revenons à l’album et à Caen. En parlant de ballon rond, toujours, puisque dans la chanson Osaka, il propose un voyage rappé au Japon (« Caen, Paris-Charles-de-Gaulle, Tokyo Narita »). « Fier de ma ville, même en Ligue 3 / Croise-nous à l’autre bout du monde, ça s’voit qu’on habite là », clame-t-il dans une évocation plus tendre, qui n’en demeure pas moins un clin d’œil aux déboires footballistiques caennais…