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« Tout ce que nous faisons est fait pour l'emploi »... |
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Le préfet (au centre) réunit chaque semaine la cellule opérationnelle de suivi : la direction du travail (Hachmi Hamdaoui), le médiateur du crédit (Charles Hennequin), et le trésor public (Laurent Huberdeau). Les médiations mises en place ont déjà permis de conforter de nombreux emplois.
Le plan de relance décidé par le Gouvernement est décliné dans chaque département. Michel Lafon, préfet de l'Orne, y veille.
Proximité
C'est l'objectif de la commission départementale du financement de l'économie, réunie par le préfet une fois par mois.
Elle rassemble le directeur de la Banque de France, le trésorier public général, les directeurs de banque, assureurs crédit et des représentants du monde économique (chambre de commerce, Medef...). « Les participants font part d'indicateurs qui garantissent un suivi fin et au plus près du terrain de la conjoncture départementale », explique Michel Lafon, préfet de l'Orne. L'intérêt : « Ça part du terrain et ça remonte. » La cellule opérationnelle de suivi réunit son comité plus restreint chaque semaine. « Tout ce que nous faisons, nous le faisons pour l'emploi, poursuit le préfet. Car c'est l'emploi notre richesse économique. »
Souplesse
L'État a généreusement mis la main à la poche pour prêter de l'argent aux banques. Les organismes bancaires jouent-ils le jeu en contrepartie ? En cas de demande non satisfaite, les entreprises (ainsi que les artisans, commerçants, professions libérales) peuvent faire appel au médiateur du crédit.
Charles Hennequin a été saisi par 22 chefs d'entreprise, 20 dossiers ont été acceptés en médiation. Résultat : 13 médiations sont clôturées, 10 ont abouti positivement. « Ces dix entreprises sont confortées dans la poursuite de leurs activités. Elles emploient 1 269 salariés », note le médiateur. Depuis l'instauration des médiations, le dialogue avec les banques serait « plus souple ». « Il n'y a pas de situation de blocage du crédit aujourd'hui, insiste le médiateur. C'est peut-être simplement la fin du crédit facile. »
Bienveillance
Ce qui est décidé au plus haut doit être décliné à tous les échelons. Au trésor public, le message est clair : examiner les demandes de délais de paiement (taxe professionnelle, charges sociales...) avec bienveillance et payer les dépenses d'État rapidement.
Huit entreprises ont constitué un dossier pour demander un échelonnement de leur dette, réponse positive pour la moitié, demande en cours d'instruction pour l'autre. La mobilisation est sans précédent dans les services de l'État. « Tout ça doit rejaillir sur le moral des ménages », espère le préfet.