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À Flers, retour au calme après les tirs de mortier sur la gendarmerie et la maison du maire... |
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Le dispositif des forces de l’ordre a été allégé, à Flers, dans l’Orne. © Archives Joël Le Gall / Ouest-France
Le dispositif des forces de l’ordre a été allégé à Flers dans l’Orne, dans la nuit de lundi à mardi, avec le départ de l’escadron de gendarmerie mobile. Vendredi soir, la caserne de gendarmerie et le domicile du maire ont été ciblés par des tirs de mortier. Le maire de Flers a écrit à Gérald Darmanin.
La nuit de lundi 31 mai au mardi 1er juin 2021 a été calme, à Flers, dans l’Orne. Selon nos informations, aucun incident n’est à déplorer. Le dispositif des forces de l’ordre a été allégé avec le départ de l’escadron de gendarmerie mobile. Ce sont donc onze fonctionnaires de police qui ont assuré la sécurité tout au long de la nuit : trois policiers de la BAC d’Alençon (Brigade anticriminalité), une patrouille de deux fonctionnaires venue en renfort d’Argentan, ainsi que deux autres patrouilles assurées par six agents du commissariat de Flers.
Une situation « qui ne peut durer »
Après avoir révélé, lundi soir, que sa maison avait été la cible de tirs de mortier, Yves Goasdoué, le maire de Flers, a posté un message sur son compte Facebook. Dans celui-ci, il indique avoir demandé à Françoise Tahéri, préfète de l’Orne, et Florence Sroda, procureure de la République d’Argentan, de « réunir d’urgence un groupe local de traitement de la délinquance afin de coordonner au mieux la prise en charge de cette situation qui ne peut durer ».
Yves Goasdoué a déposé plainte ce mardi 1er juin pour l’attaque de son domicile. C’est la deuxième fois que sa maison est ainsi ciblée, elle avait déjà reçu des jets de cocktails Molotov en 2015.
Il écrit à Gérald Darmanin
Outre le domicile du maire, la caserne de gendarmerie a aussi été visée par des tirs de mortier dans la nuit de vendredi à samedi. Avant de toucher les bureaux de la communauté de brigades, les fusées d’artifice ont frappé les volets des logements des gendarmes, terrorisant leurs familles.
Les violences urbaines ont aussi visé plusieurs quartiers de Flers, dont le quartier Saint-Michel. Neuf voitures ont été incendiées dans la commune.
Le maire indique qu’il a écrit à Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, qu’il a « côtoyé » sur les bancs de l’Assemblée nationale, pour « lui demander audience afin de lui expliquer la situation flérienne et demander des renforts pérennes pour le commissariat de police ».