|
Alençon. Liquidation judiciaire pour le restaurant Rive droite... |
2
Le restaurant ne rouvrira pas ses portes, ni même sa terrasse. Le gérant a décidé de jeter l’éponge. © OUEST-FRANCE
Les gérants, asphyxiés par « un loyer exorbitant » et la crise sanitaire, ont préféré mettre fin à l’aventure. Les personnes qui avaient des chèques cadeaux peuvent les retourner : ils seront remboursés.
Adresse phare de la gastronomie alençonnaise, le restaurant Rive droite a été placé en liquidation judiciaire, le 3 mai 2021 par le tribunal de commerce d’Alençon, dans l’Orne. C’est Henri-Pierre Roussel, propriétaire du fonds de commerce et gérant du restaurant, qui est à l’initiative de la procédure.
« Les charges locatives étaient exorbitantes, explique Joëlle Marié, sa compagne. Elles pouvaient être assurées quand le restaurant tournait à plein, mais avec les confinements et les restrictions sanitaires, ce n’était pas tenable. On a décidé de jeter l’éponge. »
Les gérants devaient louer tout le bâtiment « alors qu’on n’occupe que deux niveaux. C’est comme si Ducasse devait louer tout le château de Versailles ! » Joëlle Marié évoque également des charges importantes dues à une mauvaise isolation du bâtiment. « Une vraie passoire thermique. »
Cinq salariés et un apprenti sur le carreau
Le restaurant ne va donc pas rouvrir. Pas même sa terrasse. « Tous les fournisseurs sont payés, annonce Joëlle Marié. Nous ne laissons pas de dette. » Les personnes qui avaient un bon cadeau peuvent le retourner au restaurant. « On les remboursera », assure la compagne du gérant.
Le restaurant avait ouvert ses portes en décembre 2010. Henri-Pierre Roussel en avait pris la gérance en juin 2014. L’aventure aura donc duré onze ans.

Le restaurant Rive droite a été placé en liquidation judiciaire, début mai 2021. OUEST-FRANCE
La société Rive droite employait cinq salariés et un apprenti. Ils étaient au chômage partiel depuis neuf mois à cause de la crise sanitaire et vont désormais devoir chercher un nouvel emploi. « Ce sont de bons éléments, ils retrouveront un travail », espère Joëlle Marié. Son conseil à qui voudrait se lancer dans la restauration : « Mieux vaut être propriétaire des murs. Sinon, on est tenu par la barbichette… »