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« Aucun doute » : une internaute reconnaît une photo d’elle sur Temu, la plateforme retire l’annonce... |
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Le logo de la plateforme de vente en ligne à bas prix Temu sur un smartphone. Photo d’illustration. © SAMUEL BOIVIN NurPhoto via archives AFP
Temu aurait utilisé les photos personnelles d’une internaute danoise sans son autorisation pour vendre un pull sur sa plateforme. La jeune femme de 27 ans a expliqué avoir envie de commander l’article par curiosité, tout en estimant qu’il sera de moindre qualité que le sien.
La Danoise Emma Wiigh Møller, passionnée de tricot, a fait une découverte surprenante sur la plateforme Temu. Le géant chinois a en effet accompagné un pull en vente sur sa plateforme de photos personnelles que la jeune femme de 27 ans avait prises chez elle. Elle les avait partagés sur son compte Instagram pour présenter à ses followers un pull de sa création, raconte TV 2  mercredi 4 février 2026.
« C'est étrange et inquiétant », a témoigné la Danoise, affirmant n’avoir « aucun doute » sur la provenance des clichés. Si ceux-ci ont été recadrés pour masquer partiellement le visage du modèle, ils laissaient apparaître des détails propres au domicile de la jeune femme. On y voit notamment un vase qui, l’intéressée l’assure, appartenait à sa grand-mère décédée, détaillent nos confrères.
Une qualité bien différente
« Ils utilisent mes photos pour commercialiser un produit qui a peu de chances d’être celui que l’acheteur recevra réellement, a commenté Emma Wiigh Møller. Chez Temu, il coûte 115 couronnes, et j’ai dépensé 700 couronnes rien que pour la laine. » Soit des montants de 15 et 90 €. La jeune femme a confié envisager de commander le vêtement sur Temu par curiosité.
Le pull original s’inspire d’une création de la Norvégienne Stine Erikstad, qui dénonce de son côté un vol de son travail tout en expliquant être habituée à voir ses œuvres copiées par les géants de la fast fashion. Temu a réagi à la polémique, pointant du doigt la responsabilité des vendeurs tiers. L’entreprise a par ailleurs indiqué avoir supprimé l’annonce dès son signalement et rappelé que le plagiat est interdit par son règlement.