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« Les gendarmes sont des paillassons, pour vous ? » : une femme condamnée pour outrages à L’Aigle... |
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La femme de 36 ans a été condamnée à  huit mois de prison, dont trois avec sursis. © Archives Ouest-France
Une femme de 36 ans a été condamnée pour violences sur un homme qui l’hébergeait et outrages sur gendarmes, à L’Aigle (Orne), par le tribunal d’Alençon ce mercredi 5 février 2025. Elle les a copieusement injuriés durant une vingtaine de minutes.
« Je n’ai pas envie de retourner en prison », lance la prévenue, à l’audience de comparution immédiate d’Alençon (Orne), ce mercredi 5 février 2025. Les faits jugés sont simples. Dans le box, la femme de 36 ans est poursuivie pour avoir cassé une bouteille de vodka sur la tête de l’homme qui l’hébergeait, à L’Aigle, le 2 février. Quand les gendarmes sont arrivés, elle les a insultés copieusement pendant vingt minutes.
L’explication qu’elle donne : l’un d’entre eux lui aurait « menti. Il m’a dit que je lui avais mal parlé, alors que je ne lui avais pas mal parlé ». Ce qui provoque son ire et un véritable torrent d’injures, filmées par les militaires. Elle nie les violences originelles. « Les gendarmes sont des paillassons, pour vous ? » s’agace la procureure, Amandine Bogaert. La prévenue n’en démord pas.
« Il va m’aider, je vais m’en sortir »
Dépendante à l’alcool et l’héroïne, elle assure avoir tout arrêté depuis un mois et demi, et prendre de la méthadone. Elle a récemment perdu sa mère. Elle a eu six enfants, dont un est décédé en 2011. Deux sont majeurs, les trois autres ont été placés chez leur tante, dont deux récemment. Ce qu’elle voudrait ? Venir vivre chez la compagne de son grand fils : « Il va m’aider, je vais m’en sortir. »
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Son avocate remet en cause le lien de cause à effet entre la blessure de la victime et le coup de bouteille nié. Ladite bouteille n’a pas été retrouvée dans l’appartement, tenant du capharnaüm.
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Elle est reconnue coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Et écope de huit mois de prison, dont trois avec sursis probatoire comprenant obligation de travail, de soins, et de régler les sommes dues. Elle doit 300 € à chacun des deux gendarmes injuriés. Et n’a pas le droit d’entrer en contact avec l’autre victime. Elle reste en détention.