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« Les soldes, c’est devenu accessoire » : les ventes de vêtements ne décollent pas à Alençon... |
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Corinne est cogérante du magasin Blanche-Vêtements, dans le centre-ville d’Alençon. © Ouest-France
Les soldes hivernales ont débuté mercredi 12 janvier 2022 pour quatre semaines. Les commerçants indépendants d’Alençon (Orne) spécialisés dans le textile peinent à attirer la clientèle.
« Avant, c’était la file d’attente avant l’ouverture, aujourd’hui on compte le nombre de clients. » Parole de commerçante, la fièvre acheteuse des consommateurs à se précipiter sur les soldes appartient désormais au passé.
Lancée depuis le mercredi 12 janvier 2022 pour quatre semaines, la période de fortes réductions des prix n’attire pas, pour l’instant, les foules. « C’est une semaine catastrophique », résume froidement Grégory Rouland en ce samedi 22 janvier où les rues du centre-ville d’Alençon (Orne) sont clairsemées.
Le gérant de la boutique de vêtements Guy Apard peine à taper dans l’œil du client avec ses étiquettes à – 50 % sur les chemises et vestes de costume. « Le climat est un peu anxiogène avec les cas contacts et les restrictions, il y a peut-être aussi l’effet du télétravail… », énumère l’indépendant de 37 ans.
Des pyjamas plutôt que des costumes
Après des fêtes de fin d’année plutôt « positives » pour le chiffre d’affaires, les commerçants indépendants de l’hyper-centre retombent dans une période creuse, en dépit des ristournes sur les collections hivernales. « Ce n’est plus comme avant, estime Corinne de la boutique Blanche-Vêtements. Les soldes, c’est devenu accessoire. Les clients arrivent désormais avec des achats réfléchis, qu’ils soient en réduction ou pas. »

Grégory Rouland, gérant de la boutique Guy Apard à Alençon (Orne). Ouest-France
Disposant d’un important volume d’habits multimarques, la commerçante a fait de choix de ne solder qu’une partie de ses articles. Afin de mieux s’adapter aux préférences de plus en plus volatiles. « Bizarrement, on vend davantage de pyjamas que de costumes ! »
Observation plus rassurante : les magasins de vêtements attirent une clientèle au-delà des frontières d’Alençon. « La communication sur les réseaux sociaux paye », affirme Corinne. Un bon point pour refidéliser le lien avec les commerces de proximité.