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« On devrait le dire aux enfants » : l’ancien archiviste d’Alençon retrace le nom des rues... |
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Alain Champion, ancien archiviste de la ville, a écrit au début des années 2000 un dictionnaire sur l’histoire des rues d’Alençon. © Ouest-France
Cet été 2025, la rédaction « Ouest-France » d’Alençon (Orne) vous raconte le nom de certaines des rues de la ville. Alain Champion a écrit un dictionnaire sur la question. Dans ce premier épisode, il explique comment elles sont nommées.
Les rues ont des noms, c’est une lapalissade. Bien souvent, on les connaît sans y penser. Cet été, la rédaction Ouest-France d’Alençon (Orne) vous propose de raconter l’histoire du nom de quelques rues de la ville. Et un homme a travaillé sur la question, il en a même fait un dictionnaire fourmillant d’anecdotes : Alain Champion, ancien responsable des archives de la ville et auteur de plusieurs livres d’histoire sur Alençon. Ce dico, c’est un travail de plusieurs années. Il avait déjà raconté l’histoire de certaines rues dans le bulletin municipal entre 1985 et 1992. Pour lui, c’est une question passionnante : « On devrait expliquer aux enfants les raisons du nom de leur rue. »
Mais d’ailleurs, qui en décide ? « C’est le conseil municipal. Au départ, c’était surtout des indications de direction. » Ou de lieux. « Il y a la rue de l’Église, la rue de la Gare, la Grande-Rue… Et puis, après, il y a les personnages. » Et quand l’histoire démontre qu’un de ces personnages était en fait peu recommandable « on met parfois un nom de fleur, d’oiseau », à la place.
Il y a des erreurs
En réalisant ce travail, il a même trouvé même de petites erreurs, comme la rue Valazé : « Tout le monde croit que c’est Charles Valazé (c’est ce qu’indique la plaque), le député de la Convention nationale. Mais je prouve qu’il s’agit de son fils, le général Eléonore Valazé. » Dans l’ouvrage, il écrit : « La délibération du 9 août 1890 indique, quant à Valazé, que son souvenir est d’ailleurs conservé par le nom qui a été donné récemment à l’une de nos casernes. Or, c’est en 1889 que cette caserne […] a été dénommée du fils du conventionnel. » Tout le monde peut se tromper.
Dictionnaire des rues et monuments d’Alençon, par Alain Champion, éditions Cénomane, 2003.