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« On ne vit d’aucune subvention » : le diocèse de Séez lance sa campagne du denier et appelle aux dons... |
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Le diocèse de Séez lance sa campagne du denier. © Ouest-France
Le diocèse de Séez, dans l’Orne, lance sa campagne du denier pour l’année 2026. En 2025, 1 310 419 € ont été collectés et ont permis de financer les salaires de la trentaine de salariés et de la soixantaine de prêtres du territoire.
Les gens ont répondu présent
, se réjouit Violaine d’Aillières, responsable de la communication du diocèse de Séez. L’administration catholique de l’Orne a relancé sa campagne annuelle du denier, qui sert à financer les salaires de la trentaine de salariés et de la soixantaine de prêtres, répartis au sein des dix paroisses. Il faut bien comprendre que l’on ne vit d’aucune subvention ni de l’État, ni du Vatican
, appuie Philippe Pottier, vicaire général du diocèse.
Pour cette campagne, l’organisation veut bien la distinguer des autres appels aux dons, qui peuvent servir à financer les travaux, les projets jeunesse ou encore la retraite des prêtres. Dans un souci de transparence, on cherche à faire comprendre au maximum où va le don et à quoi il sert
, précise Violaine d’Aillières. D’autres temps forts sont donc organisés distinctement tout au long de l’année. Chacun peut évidemment donner pour ce qu’il souhaite.
Rajeunir la moyenne d’âge des donateurs
En 2025, les dons pour le denier ont augmenté de 0,4 % par rapport à 2024, atteignant la somme de 1 310 419 €. Pour les membres de l’Église, ces chiffres sont intéressants, notamment après la réduction du nombre de paroisses. Les gens sont très généreux et ont répondu présent après les grands changements de 2024. Leur dire un grand merci est fondamental, quel que soit le don. 2026 s’inscrit donc dans une belle dynamique
, décrit Violaine d’Aillières.
Seul léger bémol concernant l’exercice 2025, le nombre de donateurs est en recul de 2,1 % par rapport à l’année 2024. On préfère beaucoup de petits donateurs que peu de gros donateurs
, rappelle Violaine d’Aillières. Cela peut s’expliquer par l’âge des donateurs, souvent avancé.
On ne tient pas de statistique sur l’âge des donateurs pour protéger leur vie privée. Cependant, 69 % des dons ont été effectués par chèque ce qui est assez peu prisé des jeunes générations
, justifie la responsable de la communication du diocèse. Pour cela, l’organisation souhaite accentuer les dons numériques, afin de toucher un nouveau public. Tout va passer par la communication, que ce soit de notre côté ou à l’intérieur des familles.