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« Se mettre à la place des gens » : une journée de sensibilisation au handicap au lycée Alain d’Alençon... |
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Michel Roux, ostéopathe de l’équipe de France handisport de tennis de table, et Patricia Vinclair, référente handicap au lycée Alain. © Ouest-France
Le lycée Alain, à Alençon, organisait vendredi 27 mars 2026 une journée de sensibilisation au handicap. À l’initiative, une élève de terminale.
Même avec un fauteuil, je te bats
, nargue un élève de seconde. Une autre lance : Ce n’est pas facile pour aller chercher les balles.
Ils testent le tennis de table en fauteuil roulant, vendredi 27 mars 2026. C’est l’un des ateliers de sensibilisation au handicap mis en place ce jour au lycée Alain, à Alençon. Michel Roux, ostéopathe de l’équipe handisport de la discipline susmentionnée, est l’un des intervenants. Il déclare : Dans la vie de tous les jours, ils ne sont pas forcément conscients des difficultés des personnes en situation de handicap et de l’aide qu’ils pourraient apporter.
« Acquérir les aptitudes pour aider »
À l’initiative, Jeanne Moreau, une élève de terminale. Elle raconte : « Un de mes proches est malvoyant. J’ai vu les difficultés qu’il peut rencontrer », pour aller à un rendez-vous par exemple. Et elle constate aussi que les autres ne savent pas toujours s’y prendre pour offrir leur aide. La sensibilisation permet d’acquérir les aptitudes pour aider une personne en situation de handicap.
L’idée est aussi de se mettre à la place des gens ».
L’idée a plu à la direction de l’établissement. Patricia Vinclair, référente handicap explique : On a essayé d’enrichir la proposition avec des intervenants. Neuf structures locales ont animé différents ateliers tout au long de la journée autour de différents thèmes : le handicap visuel, auditif, moteur, les troubles du spectre autistique, le sport adapté, l’insertion professionnelle.
Au total, ce sont 280 élèves de seconde qui ont pu participer à quatre ateliers chacun.
« On se rend compte que ce n’est pas facile »
Certains s’essayent par exemple au cécifoot. Ils doivent conduire la balle entre de petits plots, les yeux bandés, tout pendant qu’un ou une camarade les guide à la voix. Et ce n’est pas simple ! C’est un peu impressionnant. Tu ne sais pas où te diriger, j’avais un peu peur de tomber. On se rend compte que ce n’est pas facile pour les personnes en difficulté de se déplacer au quotidien…
Autre élément concret, dans le cadre de ce projet, des bornes au sol pour les personnes malvoyantes ont été disposées, pour leur permettre de se diriger avec leur canne
, ajoute Jeanne Moreau. À terme, l’objectif serait que cette journée se poursuive les années prochaines.