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« Si tu pouvais crever, ça me ferait du bien » : ses SMS à son ex la mènent au tribunal... |
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Ses textos menaçants ont valu à une jeune femme de comparaître devant le tribunal d’Argentan. © Archives Ouest-France
Désespérée par le départ du père de ses deux enfants, une jeune femme de 30 ans habitant à Briouze (Orne) lui a envoyé une série de SMS le menaçant de mort, en juillet 2023. Ce qui lui a valu de comparaître devant le tribunal judiciaire d’Argentan ce mardi 23 janvier 2024.
« Je vais te défoncer, ta meuf, et toi avec. Si tu pouvais crever, ça me ferait du bien. » Ce genre de textos, un homme en a reçu une rafale les 9 et 10 juillet 2023 de la part de la mère de ses deux enfants, âgée de 30 ans. La veille, une altercation avait éclaté entre les deux adultes, d’où une série de SMS assortis de menaces de mort.
Le jeune homme avait porté plainte et la trentenaire avait été convoquée par la justice, sans forcément passer par la case tribunal. Mais ne reconnaissant pas la gravité des faits qui lui étaient reprochés, la jeune femme habitant à Briouze (Orne) a dû répondre de ses actes lors d’une audience correctionnelle.
« Mes grossesses, je les ai vécues toute seule »
Mardi 23 janvier 2024, à Argentan, la jeune femme avait changé de stratégie de défense, admettant ses torts. Non sans s’expliquer : ces textos, elle les a envoyés « sous le coup de la colère ». Elle a décrypté le cheminement d’un couple qui n’en avait que le nom. Et qu’elle a essayé de garder contre vents et marées, pour ne pas faire subir à ses enfants le traumatisme qu’elle-même avait connu avec la séparation de ses parents. En vain. « Mes deux grossesses, je les ai vécues toute seule… » sanglote-t-elle à la barre. Alors elle s’est lâchée avec son téléphone. Un peu trop fort. Beaucoup trop fort.
Une situation sur la voie de l’apaisement
« Et maintenant, ça se passe comment entre vous ? », s’enquiert la juge Sara Traikzi. « On fait en sorte que ça se passe bien pour les enfants », renifle la prévenue. Le parquet souligne la situation qui s’apaise et que la prévenue est elle-même « fragilisée par l’omniprésence de son ex qui lui envoie beaucoup de SMS ». Mais des textos non menaçants, eux.
La jeune femme écope d’une amende de 300 € avec sursis.