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« The Last of Us » double son action, son casting et son émotion dans sa saison 2 sur Max... |
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Pedro Pascal (Joel) dans la saison 2Â de The Last of Us. © HBO Max
La série dramatique postapocalyptique de HBO revient dès ce lundi 14 avril pour une deuxième saison encore plus saisissante. Le casting de personnages secondaires se densifie, tout comme les attaques d’infectés et la charge émotionnelle entre les personnages. Une montée en puissance que les fans de la série et ceux du jeu vidéo devraient apprécier, malgré quelques défauts de narration. Notre avis sur la saison 2, sans spoilers.
Après avoir créé l’événement en 2023, l’adaptation en série du jeu vidéo The Last of Us revient sur Max avec sept épisodes de près d’une heure chacun. Cinq ans après les événements de la saison 1, nous retrouvons Ellie et Joel dans un monde toujours infesté de zombies, mais au sein d’une communauté qui a trouvé la force de se reconstruire et de vivre (à peu près) normalement.
La relation presque filiale entre eux semble malgré tout mise à mal. Tandis qu’Ellie est plus rebelle et indépendante que jamais, Joel suit une thérapie avec l’un des nombreux nouveaux personnages de cette saison, joué par Catherine O’Hara. « La saison 1 offrait de beaux moments de comédie dans des rôles sombres et Catherine était l’actrice parfaite pour ce type de rôle », justifie Halley Gross, coscénariste de cette nouvelle saison.
Autour de ce noyau central de comédiens, de nouvelles intrigues se développent. Grâce notamment à l’arrivée du personnage d’Abby, campé par Kaitlyn Dever (Unbelievable). « Abby est une jeune femme qui a beaucoup souffert. Elle est en deuil, en colère au moment où on la découvre. C’est une femme forte, courageuse et déterminée à se venger. La jouer était un honneur », confie son interprète.
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Une histoire universelle
Ces histoires de rancœurs personnelles se mêlent à la grande histoire. Celle que racontait déjà le jeu vidéo. « The Last of Us , c’est l’exploration de l’amour sous toutes ses formes. Celui, sans limite, qui peut parfois nous mener à faire des atrocités pour ceux qu’on aime. C’est un thème universel, auquel on a rajouté des zombies pour faire prendre des décisions difficiles aux personnages, mais on parle de l’humanité dans son ensemble », explique Neil Druckmann, co-créateur du jeu vidéo et de la série avec Craig Mazin et Halley Gross.
Une humanité qui questionne notre monde actuel, sur la peur de l’autre qui pousse à fermer les frontières et refuser d’aider son prochain. Cette narration humaniste se fait aider d’un budget d’effets spéciaux proche des blockbusters de cinéma. De quoi offrir des scènes d’action mémorables, qui surprendront même les fans du jeu.
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À vouloir toutefois démultiplier les arcs narratifs et les sauts dans le temps pour casser le rythme et faire place à l’émotion, les épisodes semblent parfois inégaux. Et l’on se doute rapidement que le but est de faire durer le plaisir jusqu’aux prochaines saisons. Malgré cette menue déception, The Last of Us captive une nouvelle fois par sa noirceur, son émotion et sa générosité dans l’écriture de ses personnages. Vivement la troisième saison, d’ores et déjà annoncée par HBO.
Sur Max.