|
Jean-Claude Pavis (PS) élu dans le 3e canton1 |
1
Ayant annoncé les résultats officiels, le maire d'Alençon Joaquim Pueyo (ici à droite) s'est précipité pour serrer la main du vainqueur Jean-Claude Pavis (au centre). Le nouveau conseiller général a à ses côtés sa suppléante Sylvie Chenu et le président de la Région, Laurent Beauvais.
Au second tour de l'élection cantonale partielle hier, le socialiste obtient 51,04 % des suffrages, devant Philippe Drillon (UMP). La participation est de 35 %.
Le troisième canton d'Alençon tombe dans l'escarcelle de la gauche, avec la victoire, hier soir, du socialiste Jean-Claude Pavis à l'élection cantonale partielle. La gauche obtient un siège de plus à l'assemblée départementale, avec désormais neuf élus.
Le premier tour de l'élection avait laissé face à face, pour le duel final, le candidat UMP Philippe Drillon (32,95 %) et le socialiste Jean-Claude Pavis (28,15 %). Malgré toutes les projections possibles avec les reports de voix (le Nouveau centre Ludovic Assier vers Philippe Drillon, la communiste Marie-Noëlle Vonthron et le NPA Frédéric Gonano vers Jean-Claude Pavis), l'issue restait incertaine.
Toute la semaine, on s'est demandé ce que feraient les 20 % d'électeurs qui avaient choisi le candidat divers gauche Alain Berthelot, lequel n'avait pas donné de consigne de vote. La réponse est la victoire de Jean-Claude Pavis : il devance Philippe Drillon de 67 voix. Battu dans cinq des sept communes rurales du canton, Jean-Claude Pavis reprend l'avantage en ville, dans la partie Est d'Alençon, où il l'emporte de 153 voix.
Très forte abstention
Heureux, très entouré par ses collègues de la majorité municipale, Jean-Claude Pavis a savouré la proclamation des résultats : 1 650 voix, soit 51,04 % des suffrages, contre 1 583 voix à Philippe Drillon (48,96 %). « Le PS n'est pas mort dans l'Orne ! » s'écrie-t-il. Satisfait de sa campagne « digne, sur les idées, sans attaques personnelles », il a pourtant un regret : « Je ne peux pas me satisfaire de ce taux d'abstention (65 %), même dans ce contexte particulier d'une élection partielle. »
Philippe Drillon, lui aussi, souligne cette très faible participation, « qui peut mener sur le plan politique à des interprétations hasardeuses ». Il poursuit : « Le canton Alençon 3 est versatile, il a déjà connu plusieurs alternances. » Les deux hommes se sont serré la main avec fair-play.
Mais le canton qui vient de retrouver un élu après la démission d'Alain Lambert est encore renouvelable dans deux ans. Et Alain Berthelot, le « troisième homme », entend jouer encore sa partition au concert de 2011. S'il se réjouit de la victoire de la gauche, il pense néanmoins que sa candidature, « portée par la gauche, pouvait permettre de remporter beaucoup plus facilement cette élection cantonale ». Et il donne rendez-vous aux électeurs dans deux ans.