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Les lieux de culte des musulmans sont saturés... |
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L'an dernier, la nouvelle association des musulmans de Perseigne, Mahabba, avait loué la salle de la Paix pour permettre aux fidèles de célébrer le Ramadan.
À l'occasion du Ramadan qui s'annonce, petit tour d'horizon des musulmans pratiquants de la ville.
La mosquée du centre-ville
Située au 3, rue Porte-de-la-Barre, dans le quartier Saint-Léonard, la mosquée de l'ouverture est le lieu de culte le plus ancien et le plus fréquenté de la ville. Le lieu est géré par l'association des musulmans d'Alençon et sa région (Amar), qui existe depuis une trentaine d'années. « Pour la prière du vendredi, on va jusqu'à 250 fidèles. Pour les grandes fêtes comme l'Aïd-el-Kebir, on peut aller jusqu'à 350, voire plus », dit David Lallemand, le secrétaire de l'association. Une autre petite salle de 50 places, rue Michelet, est mise à leur disposition par la Sagim. Ces deux salles sont vite saturées : on y vient de 50 km à la ronde.
L'association culturelle turque
Un deuxième lieu de culte musulman se trouve au début de l'avenue Jean-Mantelet, dans les locaux de l'association culturelle turque, qui en est propriétaire depuis 1992. Une vingtaine de personnes assiste à chacune des cinq prières quotidiennes. Celle du vendredi, traditionnellement la plus importante de la semaine, est fréquentée par une centaine de personnes.
Les musulmans de Perseigne
L'association des musulmans de Perseigne, Mahabba, est née il y a un an. Il s'agit d'une scission de membres de l'Amar « en lien avec le problème du lieu de culte », dit le président Omar Sadequi. Cette association culturelle et cultuelle a obtenu de la mairie une petite salle dans les anciens locaux du collège Louise-Michel, en février dernier. Une cinquantaine de fidèles se presse dans cette salle lors de la prière du vendredi. « Souvent, certains doivent prier dehors ».
Les imams
Les religieux qui mènent le culte sont différents selon les associations. Pour l'Amar, trois imams agréés par le conseil français du culte musulman officient. « Ce sont des Alençonnais, membres de l'association depuis longtemps, qui connaissent très bien le Coran. Certains sont retraités, d'autres travaillent par ailleurs », explique David Lallemand. À l'asso culturelle turque, c'est un imam officiel envoyé à l'année par l'État turc. Quant à Mahabba, c'est Omar Sadequi qui mène les prières quotidiennes. « Pour la période du Ramadan, l'État marocain va nous envoyer un imam, en accord avec le ministère des Affaires étrangères français ».
Saturation
Les quatre lieux de culte alençonnais sont tous régulièrement saturés lors de la prière du vendredi. L'Amar vient de faire refaire, cet été, une partie des peintures et de l'électricité des salles de prières et d'ablutions de la mosquée de l'ouverture, qui laissaient à désirer. Et d'y installer une cuisine aménagée, pour des festivités comme le Ramadan.
Mosquée attendue
Des travaux nécessaires, pour le secrétaire de l'association Amar. « Mais on continue à chercher un terrain constructible pour une future mosquée. On en avait trouvé un, il y a un an, mais le propriétaire a fini par refuser de peur de ne pas vendre les terrains voisins à cause de la proximité de la mosquée ». Du côté de la mairie, on est favorable au projet, « sur le principe. Mais la difficulté est de trouver le terrain », reconnaît Ahamada Dibo, adjoint à l'urbanisme et à la politique de la ville.