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Les trois enfants reprennent la société Valentin... |
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Yves Valentin et sa fille Frédérique, la nouvelle gérante. Elle reprend la société avec son frère et sa soeur, Philippe et Fabienne.
Le père a créé son entreprise d'équipements frigorifiques en 1974. Il part à la retraite vendredi.Ses deux filles et son fils reprennent le flambeau.
Il est content de partir à la retraite, Yves Valentin. Heureux, même. Son père était déjà dans la profession, à Flers. Et ses deux frères le sont aussi. Son entreprise, il l'a créée en 1974. Une belle aventure qui ne lui a pas beaucoup laissé de temps libre.
Les établissements Valentin sont installés à Condé-sur-Sarthe, dans la zone d'activité du Hertré. Ils sont spécialisés dans l'assemblage des équipements frigorifiques pour les chambres froides et des grandes cuisines pour les équipements collectifs. Ils font aussi de la climatisation.
Le savoir-faire va rester dans la famille. « Avec mon épouse, Christine, on s'est dit qu'au lieu de vendre, nous allions donner la société aux enfants », expose le chef d'entreprise. Frédérique, 35 ans, est la nouvelle gérante. Philippe, 36 ans, s'occupe de la technique et Fabienne, 38 ans, de la partie technico-commerciale.
Jamais de longues vacances
L'affaire fait aujourd'hui travailler 20 personnes. Elle comprend un site à Caen, un autre à Rennes et deux agences de dépannage, à Flers et à Granville. « Nous sommes en pleine expansion. Il y a deux ans, nous n'étions encore que 15 et nous avons créé 3 emplois cette année » retrace Yves Valentin.
À près de 62 ans, il a pourtant hâte de tourner la page, « Il arrive un moment où on en a marre, c'est une fatigue morale. J'ai envie de faire autre chose. C'est une contrainte permanente. On se lève avec les soucis de l'entreprise et on se couche avec. On a bien vécu, on en a bien profité mais le problème c'est qu'on n'a jamais pris de longues vacances. »
La structure est à la fois trop grande et trop petite pour le permettre. Les week-ends prolongés, évidemment, n'ont pas la même saveur. « La vie est courte. J'ai envie de voir autre chose que des clients qui râlent, des fournisseurs pas pressés et des banquiers qui ne sourient jamais », s'amuse le patron. Alors, ces vacances ? Ce sera l'Écosse en octobre. Pour jouer au golf et visiter des distilleries. Il part à la retraite vendredi soir. Mais dans sa tête, il est déjà sur le green.
Arnaud TOUCHARD.