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À Alençon, les employés de la CAF et de la CPAM en grève pour de meilleurs salaires... |
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Une partie des employés de la CAF d’Alençon s’est rassemblée devant l’organisme ce jeudi 22 juin 2023. © CGT CAF
À Alençon (Orne), une partie des employés de la CAF et de la CPAM a répondu à l’appel à la grève de la Fédération nationale des personnels des organismes sociaux CGT. Ils demandent une hausse de leurs salaires et une meilleure prise en charge de leur complémentaire santé.
« C’est fermé aujourd’hui, exceptionnellement. On est en grève ! » lance Marie-Noëlle Vonthron, à l’attention d’une passante qui tente de pousser la porte de la Caisse d’allocations familiales (CAF) d’Alençon (Orne), ce jeudi 22 juin 2023. Aux côtés de cette déléguée CGT, environ 45 personnes se sont réunies, de 14 h à 15 h, devant l’organisme.
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« Au niveau national, nos délégués syndicaux rentrent aujourd’hui en négociation salariale avec l’Ucanss, l’Union des caisses de sécurité sociale. C’est en soutien de nos délégués que nous avons décidé de nous rassembler », indique Marie-Noëlle Vonthron.
Au total, « 60 à 70 personnes » sont en grève ce jeudi dans cet établissement ornais, soit environ la moitié du personnel. Une partie des employés de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) était également en grève pour les mêmes raisons. « Mais nous ne connaissons pas pour l’instant le taux de grévistes », précise Élisabeth Gondoin, déléguée syndicale CGT de la CPAM.
#Accueil L'accueil du site d'Alençon sera exceptionnellement fermé Jeudi 22 juin 2023 après-midi.
— CPAM de l'Orne (@cpam61) June 22, 2023
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Une revalorisation du point d’indice
Parmi les revendications : la revalorisation du point d’indice, qui permet de calculer les salaires. « On demande qu’il soit à 10 €. Aujourd’hui, il est à 7,49 €. Ça représenterait une hausse mensuelle d’environ 150 € brut », évalue Marie-Noëlle Vonthron. « On aimerait aussi des négociations sur notre classification, avec une enveloppe qui permettrait un vrai déroulement de carrière », poursuit-elle. Les employés souhaitent également que leur employeur prenne en charge leur complémentaire santé à hauteur de 60 %, et non 50 % comme c’est le cas actuellement.