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À l’hôpital de Saint-Lô, le chantier d’extension des urgences démarrera à l’été 2026... |
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Une vue en 3D des futures urgences de Saint-Lô. © Cabinet d’architecte EKUM
Les projets de travaux au centre hospitalier mémorial Saint-Lô ont été présentés, lundi 2 février 2026, à Saint-Lô (Manche). Le chantier majeur concerne l’extension des urgences, qui vont doubler de surface (2 000 m2). Le chantier démarrera cet été.
Les projets de travaux du centre hospitalier mémorial ont été présentés, lundi 2 février 2026, à Saint-Lô (Manche), dans le cadre du plan d’investissement du Ségur de la santé, qui débutera cet été. Avec un chantier majeur : la restructuration du service des urgences. C’est un chantier qui a pris du retard, avec le Covid notamment. Mais ça y est, on y est
, a lancé d’entrée Frédérick Marie, directeur de l’hôpital de Saint-Lô.
Les travaux, d’un coût total de 8,76 millions d’euros, devraient durer trois ans (jusqu’à fin en 2028) et seront entièrement financés par la région Normandie, à hauteur de 3,2 millions d’euros, et par l’Agence régionale de santé (ARS), à hauteur de 5,56 millions d’euros.

Une vue 3D des urgences actuelles de Saint-Lô. Cabinet d’architecte EKUM
Phase un : « améliorer l’accès aux services »
La première phase de ce projet concerne les accès extérieurs aux urgences et répond à un besoin d’améliorer l’accès aux services
, selon Éric Vernier, directeur adjoint en charge des ressources matérielles et de la logistique.
Le pont-route va être agrandi, tout comme la plateforme dédiée aux ambulances et véhicules pompiers, qui est un peu étroite. Souvent, une ambulance est garée et l’autre attend hors de l’emplacement que la place se libère. Ce n’est pas idéal
, précise Éric Vernier. Un accès va être créé depuis le parking et il y aura un dépose minute et un sens unique pour fluidifier la circulation. L’entrée pour les particuliers restera, pendant toute la période des travaux, située au même endroit.
Phase deux : « construire l’extension »
C’est le projet phare : construire l’extension
des urgences (qui datent de 1995). Ces dernières comptent actuellement 1 000 m2 et vont doubler leur surface. Concrètement, cela consiste en l’ajout de box et de lits d’UHCD (Unité d’hospitalisation de courte durée, patients accueillis pour 24 heures maximum), qui vont passer de sept à neuf places, et pourront même aller jusqu’à douze. Il y a 33 000 passages par an, dont 9 000 hospitalisations. Or, le dimensionnement actuel est prévu pour 20 000. Avec les travaux, la capacité sera de 45 000. Cela offrira un meilleur confort
, expose Frédérick Marie.
Le Samu, actuellement au sous-sol, sous la future zone à aménager, va se déplacer dans la salle polyvalente, fin mars, pour ne pas subir les nuisances des travaux
.
Phase trois : « restructurer l’existant »
Une fois les urgences étendues, le chantier s’attaquera à restructurer l’existant
. Dans cette dernière phase, la rénovation de l’aile au 5e étage est prévue. C’est une aile qui n’est plus utilisée. Les travaux doivent commencer en avril pour six mois
, précise Éric Vernier. Cela représentera douze lits de médecine polyvalente supplémentaires. Ce projet coûte 700 000 € et a été financé, à hauteur de 100 000 €, par l’emprunt citoyen, une première en France
, ont rappelé Éric Vernier et Frédérick Marie.
Enfin, ces travaux concerneront aussi les performances énergétiques des bâtiments, et notamment l’étanchéité de la toiture-terrasse. L’objectif est de baisser de 40 % notre consommation d’ici 2030, explique Frédérick Marie. On a commencé en 2018, et c’était notre pire année avec 424 kWh / m² par an. Aujourd’hui, on est à 308 kWh / m² par an et la courbe continue de baisser.