|
À Saint-Germain-de-Corbéis, cette entreprise quitte le giron familial mais conserve son nom... |
1
Vincent Chrétien (à gauche) remplace Jean-Marc Sol (à droite) à la tête de l’entreprise qui a récemment intégré le réseau FJA de Frédéric Jeault (au centre). © Ouest-France
Installée depuis 1968 à Saint-Germain-du-Corbéis (Orne), l’entreprise Jean-Marc Sol va bientôt changer de propriétaire. Si elle quitte le giron familial, elle conservera cependant son identité et ses salariés.
« Tu veux peut-être te mettre à cette place, non ? » plaisante Jean-Marc Sol en indiquant à Vincent Chrétien de s’installer derrière son bureau. Depuis août 2024, les deux hommes codirigent l’entreprise « Jean-Marc Sol », basée à Saint-Germain-du-Corbéis (Orne), près d’Alençon. « On fait comme ça en attendant mon départ à la retraite en décembre. »
L’été dernier, cette entreprise spécialisée dans le chauffage et l’électricité a intégré le réseau FJA, qui comporte une quinzaine d’entreprises spécialisées dans ce même domaine dans le Grand Ouest. « Un tiers des entreprises qu’ils reprennent sont en difficulté, un tiers ont été créées par le réseau et un tiers n’ont pas de repreneur comme Jean-Marc Sol », explique Vincent Chrétien, le nouveau dirigeant.
Une entreprise de longue date
L’entreprise a vu le jour en avril 1968, « juste avant les événements », précise Jean-Marc. Elle s’appelait alors « Étienne Sol », le nom de son père et fondateur de cette SARL, qui sera reprise en 1995 par son fils. « J’avais juste fait des études en lien avec la chaufferie au cas où, confie ce dernier. Mais je ne travaillais pas dans ce domaine, à l’origine. Il a fallu un divorce pour que je reprenne les rênes. »
Aucun de ses trois enfants n’a souhaité reprendre l’entreprise, ce qui ne l’a jamais dérangé. « Mon père ne m’a jamais forcé à prendre sa succession. J’ai fait la même chose avec mes enfants. »
Aucun changement
Depuis le 1er août 2024, c’est désormais Vincent Chrétien, ancien propriétaire d’une entreprise de chauffagiste, qui est à la barre de la société. « Je voulais que ce soit lui et le réseau FJA qui reprennent l’entreprise car ils ne comptent rien changer pour la clientèle, ni pour les employés. » Ainsi, l’entreprise conservera son nom et ses douze salariés.
Pour le nouveau dirigeant, intégrer le réseau FJA présente de nombreux avantages. « Au niveau du personnel, on peut facilement faire des échanges entre entreprises, détaille-t-il. Même chose sur la partie administrative car au cas où on rencontrerait des sujets complexes, on pourrait s’appuyer sur des gens qui ont déjà connu des situations similaires. »
Des difficultés de recrutement
Si aucun changement n’est envisagé à l’avenir pour l’entreprise, elle doit cependant faire face aux mêmes difficultés que tout le monde dans le secteur au niveau du recrutement. « On forme des apprentis, mais on ne les garde pas toujours, car on ne peut pas les empêcher d’aller ailleurs pour parfaire leur formation. » Frédéric Jeault, président du réseau FJA, se dit prêt « à accueillir une vingtaine de personnes dans l’ensemble du réseau ».