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«A Thousand Blows» sur Disney+. La nouvelle histoire vraie contée par le créateur de Peaky Blinders... |
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Malachi Kirby et Erin Doherty dans « A Thousand Blows » sur Disney+. © Robert Viglasky / © 2022 Disney. All Rights Reserved.
Après les affaires mafieuses de Thomas Shelby, le scénariste et producteur Steven Knight raconte dans « A Thousand Blows » l’histoire (presque) vraie d’un gang de voleuses anglaises de la fin du XIXe siècle. À voir sur Disney+, dès ce vendredi 21 février.
C’est un nouveau bond dans le passé que le scénariste et producteur Steven Knight (Rogue Heroes) propose dans A Thousand Blows. À l’instar de son Peaky Blinders , cette nouvelle série nous embarque dans une Angleterre bouillonnante et violente. Cette fois-ci, direction Londres, en pleine révolution industrielle de la fin du XIXe siècle. Inspirés de faits réels, les six épisodes croisent les destins du Jamaïcain Hezekiah Moscow et de la cheffe des Forty Elephants, Mary Carr. Le premier, fraîchement débarqué en ville, doit plonger dans l’univers des combats de boxe clandestins pour espérer survivre.
La seconde, aussi glaçante de cruauté que touchante par ses blessures personnelles, est à la tête d’un gang féminin qui a véritablement existé. Des voleuses qui utilisent plus la ruse que la violence pour parvenir à leurs fins, mais dont les fréquentations ne sont pas sans danger. Un détail que comprend rapidement Hezekiah lorsqu’il croise la route de Sugar Goodson, un boxeur cabossé par la vie, qui devient son rival malgré leurs points communs.
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Une série coup de poing
Pauvreté, sexisme et racisme se mêlent dans cette série d’époque à la reconstitution historique soignée. Le spectateur passe des intérieurs raffinés dans lesquels la bourgeoise redouble de festivités, aux repères poisseux où grouillent tous les parias de la société londonienne de l’époque. Le fil de l’intrigue ne se tisse complètement qu’après plusieurs épisodes, lorsque tous les protagonistes ont dévoilé leurs jeux, aussi ingénieux que dangereux.
Bien plus qu’un simple Peaky Blinders au féminin, Steven Knight écrit ici une nouvelle page de l’histoire anglaise et vise des sujets sociétaux forts, à grand renfort de coups de poing. À vouloir trop démultiplier les points de vue, le créateur perd toutefois parfois le spectateur. Un défaut bien vite rattrapé par la superbe mise en scène et par la qualité d’interprétation. Celle de Malachi Kirby (Hezekiah) en tête.
Sur Disney+.