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Affaire Epstein : garantir l’intégrité de l’Institut du monde arabe est une « priorité », estime Jean-Noël Barrot... |
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Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient une conférence de presse à la résidence de l’ambassadeur de France à Beyrouth au Liban, le 6 février 2026. © ANWAR AMRO/AFP
Alors que le président de l’Institut du monde arabe, Jack Lang, est éclaboussé par l’affaire Epstein, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a estimé qu’il était prioritaire de garantir l’intégrité de l’établissement.
Garantir l’intégrité de l’Institut du monde arabe est une « priorité » alors que son président, Jack Lang, est éclaboussé par l’affaire Epstein, a estimé, vendredi 6 février 2026, le chef de la diplomatie française, ajoutant que « toutes les options » étaient possibles.
« Ma priorité, c’est évidemment de garantir le bon fonctionnement et la continuité et l’intégrité de l’Institut du monde arabe », a déclaré Jean-Noël Barrot depuis Beyrouth, en soulignant que « les premiers éléments qui ressortent de ces dossiers sont inédits et d’une extrême gravité » et « exigent un travail d’enquête rigoureux et approfondi ».
Jack Lang sera reçu dimanche au ministère des Affaires étrangères pour s’expliquer sur ses liens passés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein.
« Les premiers éléments qui ressortent de ces dossiers sont inédits et d’une extrême gravité » et « exigent un travail d’enquête rigoureux et approfondi », a estimé Jean-Noël Barrot, tout en soulignant que ce travail était du ressort « des tribunaux judiciaires » et non « des tribunaux médiatiques ».
Des appels à la démission
Les appels à sa démission se sont multipliés après que les liens avec Jeffrey Epstein ont été mis au jour par la publication de millions de documents par le Département américain de la Justice.
L’exécutif français avait estimé jeudi soir que l’ancien ministre de la Culture, âgé de 86 ans, devrait « penser à l’institution » qu’il dirige depuis 2013. Le ministère des Affaires étrangères, dont la subvention représente la moitié du budget de l’IMA, avait annoncé sa convocation dans la foulée, sans préciser de date.
Mercredi, Jack Lang avait formellement exclu de démissionner, invoquant sa « naïveté » face aux révélations sur ses liens passés avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019.
Aucune charge ne pèse contre Jack Lang et sa présence dans ces trois millions de documents n’implique de sa part aucun acte répréhensible.
Sollicité par l’Agence France-Presse, Jack Lang n’a pas répondu dans l’immédiat.