|
Alençon. Depuis 2011, la famille Leroy accueille toutes les nationalités pour les Folklores du monde... |
1
Isabelle et Éric Leroy avaient accueilli, lors de la 29e édition des Folklores du monde, à Alençon, deux danseuses ukrainiennes. © DR
Depuis 2011, Isabelle et Éric Leroy hébergent des danseurs et musiciens étrangers lors du festival des Folklores du monde à Alençon (Orne). Portugal, Philippine, Ukraine… La famille vit à chaque fois des expériences riches en émotions.
« Les Folklores du monde, c’est un peu le début des vacances pour nous. » Éric et Isabelle Leroy attendent chaque année ce moment. Le couple installé à Mieuxcé héberge les danseurs et musiciens étrangers pendant le festival des Folklores du monde. L’incontournable événement de l’agenda estival d’Alençon (Orne), fête ses trente ans, du vendredi 8 au jeudi 14 juillet.
Depuis 2011, la famille offre le gîte et le couvert aux groupes venus des quatre coins du globe. « On ne s’intéressait pas du tout au folklore, retrace Isabelle Leroy. C’est par le bouche-à -oreille qu’on a su que des familles bénévoles étaient recherchées pour accueillir les artistes. » Première expérience exotique avec l’arrivée de danseurs brésiliens. « Ils étaient très chaleureux et sont repartis avec des notions de français », se souvient son mari, Éric.
« Des expériences uniques »
La famille poursuit l’aventure en accueillant, les années suivantes, les artistes venus du Portugal, du Bénin, de Russie, des Philippines, du Mexique et d’Ukraine, lors de la dernière édition. « Chaque année, on essayait de sélectionner des jeunes qui ont l’âge de nos enfants. On communique essentiellement en anglais ou par les gestes pour certaines nationalités. »
Un échange interculturel jalonné de longues soirées permettant de comprendre les conditions de vie de ces artistes à l’étranger. « Les Béninois ont peu de moyens pour vivre de leur métier. À la différence des danseuses du Kamtchatka (Russie), qui étaient venues avec beaucoup de costumes et d’accessoires. Ce sont des expériences uniques, très riches en émotions », témoigne Eric.
Une organisation au millimètre
Pour les trente ans des Folklores du monde, les Leroy accueillent deux jeunes hommes portugais. Tout un planning est conçu pour les transporter dans les différents endroits du festival. « On ne les suit pas à longueur de temps, mais il faut être à l’heure pour les déposer avant les spectacles et les ramener ensuite. Un guide prend le relais pendant la journée », précise Isabelle.
Pendant toute une semaine, les Leroy et les 75 autres familles bénévoles profitent des avantages des coulisses. « On ne voit pas le temps passer, ajoute Éric. On s’organise des soirées pour se retrouver avec d’autres familles pour créer du lien. »
L’heure des au revoir s’accompagne toujours d’un pincement au cœur, pour le couple. « Au début, c’était difficile de maintenir le contact. Avec les réseaux sociaux, on arrive à les suivre. Un jour, peut-être, on ira les retrouver. »