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Alençon. Le fleuriste repris par deux jeunes employées... |
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Océane Chevallier (à gauche) et Audrey Hélary (à droite) reprennent la boutique de Marie-France et Hubert Renaudin, où Célia est apprentie. © Ouest-France
L’enseigne historique Au petit jardinier a fêté ses 61 bougies et change de mains.
Après une décennie à la tête de l’enseigne Au petit jardinier, Hubert Renaudin et son épouse Marie-France passent la main. Pas de bouleversement pour autant : les nouvelles patronnes connaissent par cœur la boutique.
Océane Chevallier et Audrey Hélary, qui ont repris l’enseigne, y travaillent en effet respectivement depuis cinq et dix ans. « Les clients sont très contents et nous en parlent, ils nous connaissent déjà » se réjouit Océane Chevallier. « Quand j’ai commencé à travailler ici, j’avais 15 ans et j’étais apprentie, ce n’est pas si courant de rester dans la même entreprise » , détaille Audrey Hélary.
Une boutique vieille de 61 ans
Au petit jardinier est un fleuriste historique du quartier Monsort d’Alençon. L’enseigne, créée en août 1957 par Colette et Eugène Lochon, a toujours conservé son nom, se contentant d’étendre ses murs. « On a conservé la partie ancienne, mais on a agrandi en 2005 », explique Hubert Renaudin, montrant autour de lui les murs boisés et ses peintures du XIXe siècle, vestige d’un propriétaire passionné de voyages. « Ici se trouvaient la bibliothèque et le bureau », note l’ancien propriétaire.
Les deux jeunes femmes revendiquent le côté artisanal de leur métier. « On reçoit des fleurs et on les transforme. Chaque pièce que nous assemblons est unique », sourit Océane Chevallier. « On travaille aussi beaucoup à la demande, en fonction des désirs des clients », renchérit Audrey Hélary. « Et les clients peuvent les voir travailler dans l’atelier depuis la boutique, elles ne se contentent pas de vendre des produits déjà préparés ! » relève Hubert Renaudin.
Elles entendent conserver les nombreux rayons de l’enseigne : fleurs coupées, mais aussi plantes, objets de décoration… « Les fleurs coupées sont originaires de Hollande, mais on travaille beaucoup avec des produits locaux, particulièrement pour les plantes. » Ces dernières proviennent ainsi de Sées, de Beaumont-sur-Sarthe, de Gacé… « Les sapins sont également coupés à la demande, précise Audrey Hélary. Ils viennent de la forêt d’Écouves. »
Parmi les projets des deux nouvelles propriétaires, âgées chacune de 25 ans : développer l’activité du magasin sur le site et les réseaux sociaux, ou encore lancer des cours d’arts floraux.