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Amandine, 18 ans, milite pour le NPA... |
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Amandine Laillier se plie au traditionnel exercice des militants : celui de la distribution de tracts sur le marché d'Alençon.
Jeunes correspondants. Portrait de jeunes militants : Amandine est en 1re année de sociologie à Caen. Au NPA depuis septembre, elle milite avec ferveur.
Entretien
Amandine Laillier, 18 ans, membre du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).
Quel est ton engagement ? Par quels moyens t'engages-tu ?
Avec le NPA, on est présent sur le terrain, pas juste en période de campagne. On tracte tous les mois sur les lycées, toutes les semaines sur la fac. Et en terme d'organisation, au sein du comité jeune, on se retrouve souvent pour discuter et débattre.
Pourquoi avoir ce parti, ces idées ?
Le NPA se mobilise sur un tas de luttes, il n'y a pas de parcours type. L'histoire des luttes féministes a été ma première prise de conscience. Puis, en discutant avec mon frère qui est aussi militant, j'ai lié le féminisme à des revendications plus générales et je suis arrivée au NPA.
Souhaites-tu continuer à militer ?
Oui, c'est le moyen par lequel on pourra mobiliser et imposer nos volontés. Augmentation générale des salaires, Smic à 1 700 €, annulation de la dette, il n'y a que par une mobilisation massive qu'on verra les propositions du NPA en oeuvre. Pour l'élection, on veut dégager Sarkozy sachant que ça ne suffira pas.
Quel avis portes-tu sur la campagne ? L'extrême gauche est-elle trop divisée ?
C'est la première campagne que je suis. C'est impressionnant ce qu'on nous fait gober : Sarko « candidat du peuple ». À la gauche de la gauche, c'est vrai, avec trois partis, les clivages peuvent paraître flous. Mais ils existent bel et bien. Le Front de gauche ne rejette pas l'idée de s'allier au PS, nous si. Leurs élus en région mettent en place les mêmes politiques libérales. Nous n'avons pas ce projet et Besancenot appelle à un nouveau front de lutte dès le 6 mai si Hollande passe.
Les jeunes en général sont-ils suffisamment intéressés par la politique ?
Aux dernières élections, l'abstention des jeunes a été pointée du doigt. Mais ceux qui la « déplorent », les politiques, forment une caste fermée sous prétexte qu'ils sont plus aptes à décider des meilleures mesures. C'est au peuple de décider, et pas tous les cinq ans par un vote. Une vraie démocratie directe ! Il y a la crise dont on nous fait croire qu'il faut la payer... La résignation satisfait le système ! Mais avec le mouvement des Indignés, le Printemps arabe, les jeunes sont là.