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Après plus de 9 850 articles écrits pour Ouest-France, Michel Chalois arrête la correspondance... |
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Après 18 années de bons et loyaux services à Ouest-France, Michel Chalois arrête la correspondance. © Ouest-France
Correspondant pour la rédaction Ouest-France d’Alençon (Orne) depuis 2006, Michel Chalois a décidé de ranger son cahier, son stylo et son appareil photo. Il était en charge de neuf communes : Condé-sur-Sarthe, La Ferrière-Bochard, Héloup, Lonrai, Mieuxcé, Pacé, Saint-Céneri-le-Gérei, Saint-Germain-du-Corbéis et Saint-Denis-sur-Sarthon. Nous lui souhaitons une excellence deuxième partie de retraite.
On dit souvent que pour être journaliste, il faut être curieux. Il en va de même pour les correspondants de presse. Ça tombe bien : Michel Chalois s’intéresse à tout. C’est sûrement ce qui lui a permis de vivre de nombreuses aventures, que ce soit au fin fond de la Touraine ou à Tahiti, à l’autre bout du monde.
« Ma vie, c’est un peu un roman », sourit l’octogénaire. Né en 1941 à La Ferté-Macé, dans l’Orne, Michel Chalois est passé par l’école normale, à Alençon, avant d’occuper son premier poste de professeur de lettres, d’histoire-géographie et de sport, au Mêle-sur-Sarthe.
Il est ensuite muté en Touraine, où il encadre une expérience pédagogique. « Les élèves avaient un tiers de leur emploi du temps consacré à des activités physiques et artistiques. »
À 30 ans, Michel Chalois devient le plus jeune principal de France. « Il fallait avoir 30 ans pour être principal et mon anniversaire était le jour de la rentrée ! »
« Le seul popaa à jouer au foot »
Tous les ans, le trentenaire d’alors envoie un dossier pour « partir dans les îles ». En 1979, le rêve se réalise. Michel et son épouse, professeure d’anglais, sont mutés à Tahiti. « Ça n’a pas été facile car nous étions très intégrés en Touraine. Il a fallu tout abandonner pour partir vers l’inconnu. »
Sportif, Michel Chalois se fait une place parmi les différentes communautés grâce au basket et au foot. « J’étais le seul popaa (métropolitain en tahitien) de la presqu’île à jouer avec les Polynésiens. »
Michel et sa famille profitent des vacances pour découvrir le Pacifique. Les autres îles de la Polynésie, bien sûr, mais aussi la Nouvelle-Zélande. « Un vrai coup de cœur. On a même envisagé de prendre notre retraite là -bas. »
Ce sont finalement des problèmes de santé de leur fille cadette qui les ramène en métropole, en 1985. Michel Chalois devient alors principal d’un tout petit collège, dans l’Indre. « J’ai retrouvé le bonheur de déboucher les toilettes ! »
« Des rencontres magnifiques »
En 1989, l’Ornais reçoit les palmes académiques, au grade d’officier, et est nommé proviseur du lycée Louis-Liard, à Falaise. « Je devais y rester cinq ans, j’y suis finalement resté jusqu’à la retraite, en 2002. » Michel Chalois continue à travailler pour l’Éducation nationale jusqu’en 2007, en assurant des audits dans des établissements scolaires, un peu partout dans le monde.
En 2006, alors qu’il est venu s’installer à Alençon, ce passionné d’actualité devient correspondant pour le journal Ouest-France. Il prend tout de suite l’habitude de conserver chaque article paru dans un classeur. Au 1er septembre 2024, il en comptait 9 851, rangés dans 32 classeurs. Une véritable encyclopédie de belles rencontres. « J’ai croisé des gens magnifiques. Surtout ceux dont on ne parle jamais. »
Lire aussi : « Ce que j’aime c’est qu’on côtoie tout le monde » : et si vous deveniez correspondant dans l’Orne ?
Il se souvient notamment du portrait qu’il a fait de la lavandière qui a vendu sa source à l’entreprise Roxane. « C’est le reportage qui m’a le plus marqué. » Son article lui vaut même un message de la rédaction en chef, basée à Rennes, qui qualifie son article de « bijou ».
Il faut dire que son rôle de correspondant, Michel l’a toujours pris avec sérieux. « Si je dis oui, je vais m’investir à fond. Je prépare les rendez-vous en amont. J’arrive avec une solide connaissance du sujet. » Il porte aussi une attention toute particulière aux photos, qu’il légende avec soin.
Des problèmes de santé survenus en janvier 2024 l’amènent à lever le pied et arrêter la correspondance. Mais Michel ne devrait pas s’ennuyer pour autant. Il va jardiner, pêcher, bricoler, sculpter… Avec, comme à chaque étape de sa vie, beaucoup de cœur à l’ouvrage.
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Alençon et sa région
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Flers et Bocage
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Argentan et son pays
Écouché-les-Vallées ; Argentan ; Autour d’Argentan (Sarceaux, Occagnes, Urou-et-Crennes, Sai, Moulins-sur-Orne, Commeaux, Juvigny-sur-Orne) ; Boischampré ; Almenêches ; Boissei-la-Lande.
Pays de Mortagne
Mortagne-au-Perche et alentour ; Bellême.