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Après un refus d’obtempérer, le chauffard force trois barrages de police puis fuit à pied... |
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L’automobiliste de 25 ans a été condamné. © Joel Le Gall / Archives Ouest-France
Mardi 5 novembre 2024, le tribunal d’Argentan (Orne) a condamné un automobiliste de 25 ans pour refus d’obtempérer et plusieurs délits routiers à Flers, en juillet 2024. Il avait semé la panique lors de sa course-poursuite.
La cavalcade du chauffard « aurait pu se terminer en véritable drame ». Le 16 juillet 2024, le conducteur d’un Citroën Jumper refuse un contrôle routier mené par les policiers de Flers (Orne). Il accélère, s’engouffre dans la rue Gustave-Eiffel et tente de semer les forces de l’ordre.
S’ensuit une course-poursuite de trente minutes. L’automobiliste dépasse les limitations de vitesse et ne respecte pas le Code de la route, forçant cyclistes et piétons à se mettre en sécurité. Il manque même de provoquer un grave accident, en se rabattant violemment sur une voiture qu’il tentait de doubler, arrachant un rétroviseur. Il force un, deux, puis trois barrages de police, à Saint-Paul et Chanu.
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« Zéro pointé »
Devant un quatrième barrage, il tente de faire demi-tour. Bloqué par le véhicule de police qui le pourchassait, le prévenu s’enfuit à pied à travers champ, avant de se faire rattraper et interpeller. Lors de sa garde à vue, il a avoué avoir tenté de brûler son siège avec un briquet et faire flamber la voiture « pour ne pas laisser de preuves ».
Du cannabis, substance à laquelle il est addict depuis des années, est retrouvé dans la voiture et chez lui. Sans emploi, il a déjà été condamné pour plusieurs délits routiers. Les services judiciaires indiquent par ailleurs qu’il est « en difficulté pour faire des démarches ».
« On nous dit qu’il est en difficulté, mais c’est surtout qu’il ne se mobilise pas. Il s’est mobilisé pour acheter des stupéfiants, pour échapper aux policiers, il a de la ressource cet homme-là  ! » clame le procureur de la République, lors de l’audience à Argentan, mardi 5 novembre 2024. « C’est un zéro pointé, il n’y a rien qui va », concède son avocate.
Le tribunal le condamne à seize mois de prison dont huit avec sursis. Le véhicule, qui appartenait à un ami, est confisqué. Il doit également payer une amende de 150 € et verser 1 200 € de dédommagements à la conductrice de la voiture sur laquelle il s’était rabattu. Il a enfin interdiction de repasser son permis pendant un an.