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Après une violente bagarre lors d’un festival dans l’Orne cet été, trois jeunes hommes condamnés... |
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Les trois prévenus ont agi dans la nuit du 1er septembre 2024, lors du festival Tro’fest. © Archives Ouest-France
Trois personnes, âgées entre 22 et 24 ans, ont été condamnées par le tribunal d’Argentan (Orne), mardi 28 janvier 2025. Elles avaient passé à tabac un autre jeune homme lors du Tro’fest à Domfront-en-Poiraie, en septembre 2024.
Le moment de fête s’est transformé en moment de violence. Lors du festival de musiques Tro’fest, dans la nuit du 1er septembre 2024, à Domfront-en-Poiraie (Orne), une rixe a éclaté aux alentours de 3 h du matin. Trois jeunes hommes, âgés entre 22 et 24 ans, comparaissaient devant le tribunal d’Argentan, mardi 28 janvier 2025, pour violence en réunion à l’encontre d’un autre jeune homme et d’une jeune femme, qui s’était interposée.
Le premier avait été transféré à l’hôpital dans la foulée des gifles et des coups de poing reçus. Sept jours d’ITT lui avaient été prescrits, contre cinq pour la deuxième victime, qui avait perdu connaissance sous l’impact des coups.
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« La bêtise de l’esprit de groupe »
Le motif de cette bagarre ? Une insulte raciste, proférée, il y a quatre ans, par le jeune homme roué de coups envers un ami d’un des prévenus. « C’était une erreur de ma part », reconnaît-il aujourd’hui à la barre.
« Ce n’est pas bien d’avoir prononcé ces propos, mais là n’est pas la question, avance le substitut du procureur de la République. Ce n’est certainement pas une raison de lui mettre la tête au carré quatre ans plus tard. Je ne comprends pas comment on en est arrivé là , si ce n’est à cause de la bêtise de l’esprit de groupe. »
Penauds, les trois prévenus, alcoolisés au moment des faits, vêtus chacun d’une doudoune blanche, reconnaissent leurs actes. Mais assurent avoir reçu des coups aussi de la part d’autres personnes. En clair, la bagarre ne se serait pas résumée à un trois contre un.
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Huit mois de prison
Le représentant du ministère public montre alors au tribunal une photo du visage tuméfié de la victime, l’œil gauche boursoufflé. « Est-ce que cette photo ne suggère pas plutôt un déséquilibre des forces ? » demande-t-il. Des témoins ont également vu une scène de trois contre un. Le trio néanmoins maintient sa version.
Le prévenu sans casier judiciaire a été condamné à huit mois de prison avec sursis. Les deux autres, récidivistes, ont écopé de huit mois de prison ferme, une peine aménageable par le port d’un bracelet électronique. Ils devront également verser solidairement 1 019 € aux deux victimes. Ils ont interdiction d’entrer en contact avec eux pendant trois ans et de porter une arme pendant cinq ans.