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Argentan. Escapade nature à Mesnil-Glaise avec notre correspondant... |
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Philippe Danel, correspondant sur le secteur d’Écouché-les-Vallées, est tombé amoureux de Mesnil-Glaise et son château. © Ouest-France
En balade avec les correspondants. Pendant tout l’été, la rédaction vous propose de (re)découvrir un lieu, un monument ou un sentier du territoire à travers le récit et les anecdotes de nos correspondants. Aujourd’hui, escale à Mesnil-Glaise avec Philippe Danel.
« Quand je vois un beau paysage comme celui-ci, je me dis que ça pourrait être typiquement celui du calendrier des postes. » Il n’a pas perdu ses vieux réflexes. Facteur durant 31 ans en région parisienne, Philippe Danel pose ses valises à Argentan en 2018 pour profiter d’une retraite bien méritée. Cependant, bien difficile pour ce touche-à-tout de rester en place : c’est ainsi qu’en septembre dernier, il devient correspondant de presse pour Ouest-France d’abord sur le secteur de Putanges puis sur celui d’Écouché dont il couvre l’actualité depuis la fin du mois de mai.
Charmé par les méandres de L’Orne
« C’est un rêve de gosse qui se réalise car petit, je voulais être journaliste, confie-t-il. J’aime multiplier les sujets, aller à la rencontre des gens et découvrir de nouveaux horizons. » Justement, c’est lors de l’une de ses missions de correspondant que Philippe tombe sous le charme du cadre pittoresque de Mesnil-Glaise. Un article avec les organisateurs du festival des Musicales qui amène le sexagénaire dans ce petit coin de paradis, porte d’entrée des vallons de la Suisse normande.
« Au détour d’un virage, j’ai été surpris de voir ce château du XVIIIe siècle apparaître et surplomber la vallée », avoue notre homme de terrain qui semble toujours aussi émerveillé que la première fois. Mais le cœur du natif de Jeumont (Nord) s’emballe au moment d’évoquer celle qui coule aussi vite dans les méandres tortueux de la campagne que dans ses veines : L’Orne. « Ce fleuve est beau mais tout spécialement ici car il est dans son écrin véritable. »
Le coup de foudre est tel que Philippe se transforme en poète pour décrire les gestes voluptueux de ce cours d’eau, visiblement pas comme les autres à ses yeux. « Face à nous, L’Orne élargit son cours : elle miroite sur un lit de graviers à fleur d’eau et vient baigner les pieds du moulin que l’on devine sous le lierre. »
« L’un des plus jolis coins de la région »
Pour se rendre à ce fameux moulin, il faut traverser le petit pont marquant la frontière entre les communes de Serans et Batilly. Avant de prendre une grande respiration pour arpenter le petit chemin pentu menant jusqu’au château. Sur le trajet, les plus croyants peuvent effectuer une halte à la chapelle Saint-Roch. « Elle accueillait encore des processions jusque dans les années 60 et des cérémonies en hommage à Saint-Roch, réputé pour guérir les maladies infectieuses », explique notre guide du jour.
Après quelques minutes d’effort, c’est un panorama exceptionnel qui s’offre aux randonneurs. « Je me dis que j’ai beaucoup de chance d’être tombé sur ce lieu avec ses paysages magnifiques qui est sûrement l’un des plus jolis coins de la région. » Désormais habitué de l’endroit, notre correspondant s’y rend régulièrement pour apprécier sa quiétude et son silence apaisant.
Toutefois, en redescendant par la route longeant le manoir et la ferme Saint-Roch puis les vestiges du bief du moulin, ce sont des regrets qui habitent Philippe. « J’aurais aimé visiter et faire un article sur le château mais il s’avère que c’est une propriété privée. » Les portes en sont encore fermées mais qui sait, elles s’ouvriront peut-être un jour. L’appel est en tout cas lancé…