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Au Mans, à la rencontre des fantômes de la cathédrale... |
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Jacques Gouin, alias « le Chimérique », a puisé dans les livres d’histoire pour écrire le nouveau spectacle. « Avec le concours des comédiens de la troupe », précise-t-il. © Ouest-France
La Cie de Gens Pluriels joue la première des quatorze représentations estivales de sa dernière création, Les mystères dans la cathédrale, ce vendredi 21 juillet 2023, au Mans (Sarthe).
Drapé d’un grand manteau noir, Jacques « le Chimérique » est chasseur de fantômes. Ces fantômes qu’il a capturés, il les présente au public les vendredis et samedi soirs d’été, à la cathédrale Saint-Julien, au Mans (Sarthe), à compter du 21 juillet 2023. La Compagnie De Gens Pluriels y joue sa nouvelle création, en forme de voyage dans le passé : Les mystères dans la cathédrale.
Directeur artistique de la troupe de théâtre, Jacques Gouin prête ses traits à Jacques « le Chimérique ». Il est aussi auteur et metteur en scène du spectacle, renouvelé tous les deux ans. « C’est notre 19e saison à la cathédrale, avec le soutien du service culturel de la Ville », précise le comédien.
« La cathédrale a tout traversé »
« Le Chimérique » embarque son auditoire dans une déambulation sous les voûtes de l’édifice, à la rencontre d’une galerie de personnages. « Un prétexte pour découvrir la cathédrale autrement et se plonger dans l’Histoire, locale et nationale. Les guerres, les grands changements, la cathédrale a tout traversé. Elle est le cœur de la ville, qui s’est développée tout autour. »
Le plus ancien des « fantômes », une pauvresse qui vivait autour de l’an Mille. « Période marquée par le typhus, les incendies, la famine, énumère l’auteur, qui s’est fait historien. L’évêque de Saint-Calais avait vendu les biens de l’Église pour aider le peuple. À l’époque, l’évêché était l’un des plus riches de France. »
Bougies de luxe
Le spectacle traverse les âges, jusqu’au début du XXe siècle. « Sans suivre un fil chronologique, mais au hasard de l’apparition des fantômes ». L’occasion de croiser des figures de la guerre de Cent Ans, comme Jeanne d’Arc. Ou des plus contemporaines, comme les sœurs Papin, qui tuèrent leurs patronnes en 1933 au Mans.
Le spectacle évoque aussi l’une des époques les plus fastes de la ville, au XVIIe siècle, grâce à la fabrication de bougies d’une blancheur qui éblouit le roi Louis XIII lui-même. « C’est l’origine des quatre chandeliers sur les armoiries du Mans », rappelle Jacques Gouin.
2Â 800Â spectateurs en 2022
La lumière joue d’ailleurs un des rôles principaux des Mystères de la cathédrale. « De nouveaux et nombreux projecteurs permettent un jeu d’éclairage fabuleux. » Le tout sur fond d’orgue, joué en « live ».
La jauge est limitée à 200 spectateurs par séance, divisés en trois groupes. Le précédent spectacle a été applaudi par plus de 2 800 personnes. Réserver est fortement conseillé.
Séance ce vendredi 21 juillet 2023, à 21 h 15 en juillet, puis à 21 h les vendredis et samedis du mois d’août, jusqu’au 2 septembre inclus. Tarifs : 12 € et 8 €, gratuit pour les moins de 5 ans. Réservation auprès de l’office de tourisme ou de la Maison du Pilier rouge. Accessible aux personnes à mobilité réduite.