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Briouze. Au commencement était le marais, de Jean-Louis Hamon... |
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Jean-Louis Hamon, présente, tout frais sorti des eaux, son livre : « Au commencement était le marais ». © Ouest France
Chroniques briouzaines autour du marais du Grand-Hazé, à Briouze, de Jean-Louis Hamon, écrivain.
Jean-Louis Hamon est écrivain et membre de l’association des Écrivains de Suisse normande. Son livre Au commencement était le marais, vient de sortir. Il regroupe huit chroniques autour du marais du Grand-Hazé, lieu emblématique s’il en est, patrimoine naturel de Briouze et Bellou, classé espace naturel sensible du département.
Comme tous les Briouzains nés après-guerre, l’enfance de Jean-Louis Hamon fut marquée par le marais qui, à cette époque, à l’endroit de l’actuel observatoire, était la décharge publique de la commune. Pour nous les enfants, c’était un terrain d’aventure formidable, un terrain vague avec des trous de bombes, où grouillaient bestioles, plantes et des tas de trucs qu’on allait dénicher à la sortie de l’école pour en faire nos jeux
, explique Jean-Louis Hamon.
« Il y avait les copains du bourg et ceux de la campagne . Le jeudi, on y passait notre temps à faire des radeaux avec des bidons d’huile, on était des rois ! C’était aussi un lieu qui avait son charme, plein de gens en vivaient : marginaux, ferrailleurs…
Jean-Louis Hamon et Jacques Fortis, le maire de Briouze, venu le soutenir pour la sortie de son livre, se remémorent Bernard, un paysan de Briouze, qui tirait son banniau avec sa 403, que lui louait la mairie, pour emmener les encombrants et autres petits déchets à la décharge et, toujours la même voiture, pour la petite histoire, faisait aussi office de corbillard pour emmener les défunts au cimetière. Il y avait aussi des déchets dans l’étang de l’Enclos, que la commune a racheté…
Et puis… tant de choses encore à raconter, mais Jean-Louis Hamon a pris le parti, grandement influencé par le marais, d’en faire des chroniques, des petites histoires qui se glissent dans la grande histoire, nées de son imagination, avec pour cadre son vécu.
Une école de Briouze
L’écriture a toujours titillé Jean-Louis Hamon. Je n’osais pas, mais ce qui était sûr, c’est qu’un jour j’écrirais sur le marais de Briouze.
D’ateliers d’écriture en ateliers d’écriture, à Caen, il va prendre de l’assurance grâce notamment à un ami, ancien principal du collège de Briouze, Claude Roussel, qui lui a dit : Si tu écris, écris à partir de ce que tu connais et tu seras le cinquième écrivain à écrire sur Briouze, une École briouzaine, presque comme l’école de Brive
(nom donné à un courant contemporain du roman de terroir).
Pour l’heure, Jacques Fortis, gros lecteur, confirme « qu’il a lu son livre d’une traite, surtout le Prologue, et Quand refleurissent les Iris Jaunes », une histoire d’amour pendant la Résistance, puis la Libération, avec ses drames.
Trois autres chroniques s’ancrent dans le paysage : Plus de feu chez la Louise, autour de la guerre d’Algérie et Retrouver Cécilie Mésange, une anticipation en 2035-2039, où le marais va être le centre de création d’un monde nouveau. Elles font suite à la légende d’origine du marais, revue par Jean-Louis Hamon, Braouse, Noël 999, village englouti après l’anathème qui lui fut jeté.
Au commencement était le marais , de Jean-Louis Hamon, 139 pages, 18 €. Contact : jhamon1@free.fr ou tél. 06 10 34 43 37.