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Carrouges. L’engagement à la force des mollets... |
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Les jeunes ont chanté « La chanson de l’étranger » avec force et conviction. © Ouest-France
Lors d’un camp, organisé par l’Acat (Association chrétienne pour l’abolition de la torture), treize adolescents ont parcouru 350 km et ont créé un spectacle sur les Droits de l’Homme pour un final à Carrouges sur le terrain de camping.
Lors d’un camp, organisé par l’Acat (Association chrétienne pour l’abolition de la torture), treize adolescents ont parcouru 350 km et ont créé un spectacle sur les Droits de l’Homme, pour un final à Carrouges, sur le terrain de camping, mardi 18 juillet.
Après leur périple, au cours duquel les anecdotes n’ont pas manqué, les jeunes filles et garçons sont arrivés ravis de ce parcours. Fatigués, mais surtout contents d’avoir pu défendre leur cause et d’avoir lié des amitiés dans ce groupe d’adolescents d’âges et d’univers différents.
Certains se connaissaient avant le départ, d’autres pas, mais le groupe s’est formé pour ne faire qu’une entité portée par un seul objectif : participer à la libération de Mojahed Kourkour, ce jeune Iranien arrêté et condamné à mort lors des manifestations en faveur du droit des femmes en avril 2023.
Un poème qu’ils ont écrit au cours des soirées
À chaque étape, ils ont présenté leur sujet, distribué des cartes à envoyer à la ministre des Affaires étrangères et recueilli des signatures pour leur pétition.
Dans le même temps, le soir, ils travaillaient au spectacle qu’ils ont présenté, mardi, au camping.
Le thème du camp, sous la houlette d’Éric Ménager, l’accompagnateur et président de l’Acat, étant l’expression orale, chaque jeune a pu exprimer son ressenti au cours de saynètes. Les deux plus jeunes (Théo et Basile, 11 ans) ont pu s’essayer à l’exercice en récitant un poème qu’ils ont écrit au cours des soirées.
Les sketches se sont succédé, retraçant l’emprisonnement de leur « ami » et énumérant la liste des condamnés à mort et les listes des exécutés, appelant le public à un moment de recueillement.
Ils ont aussi beaucoup discuté de la place des femmes : citoyennes secondaires dans beaucoup de pays.
Baptiste, 17 ans (dans quelques jours a-t-il précisé) explique : « Je connais Éric depuis longtemps (professeur de tennis) et je le suis depuis maintenant quatre ans. Je participe à ses ateliers théâtre avec les Artistes de la paix. L’engagement est une valeur qui me porte. Et ce que j’en retire de nos camps, c’est qu’en France, on a la chance de vivre dans un pays libre où la contestation est autorisée, ce qui n’est pas le cas partout… et les paysages que nous avons traversés, qui nous rappellent à quel point la nature est belle et qu’il faut la respecter. »
Le périple s’achève avec ce spectacle où les mots : rencontre, partage, Droits de l’Homme et… nature ont été évoqués sans relâche.