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Centenaire des pompiers : une carrière de trente-cinq ans, à Chanu, pour Alain Aubert... |
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L’adjudant honoraire Alain Aubert a quitté le service actif après trente-cinq ans d’activité. Actuellement, la durée moyenne d’un engagement est de onze ans et neuf mois ! © Ouest-France
Alain Aubert, adjudant honoraire, a toujours en lui l’étincelle de l’homme qui a voué une partie de sa vie au corps des pompiers de Chanu (Orne).
Alain Aubert a débuté chez les pompiers en 1971, à l’âge de 21 ans. Il a vécu la profonde évolution de l’organisation et du fonctionnement des sapeurs-pompiers.
De père en fils sapeur-pompier
Victor Aubert, son père, était pompier volontaire.  À 14 ans, je travaillais dans la ferronnerie d’art, j’ai appris la forge. Après le service militaire, je suis rentré à l’entreprise Bouvet. Jacques Poupinel, le chef de corps, travaillait dans l’entreprise, il m’a sollicité. C’est comme cela que j’ai commencéÂ
. Et de se souvenir qu’  à cette époque, nous étions onze pompiers dans l’entrepriseÂ
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Il a été pompier durant trois ans avec son père.  Il y avait une bonne ambiance, il y avait des anciens, moi j’étais le jeune qui arrivait. C’était une découverte, je ne voyais pas ce que c’était, il n’y avait pas de formation, on se trouvait habillé et on partait en intervention. Nous étions pompiers communaux, on ne sortait que dans la commune.Â
Le bénévolat primait plus que le volontariat
Le vieux fourgon Laffly à bout de souffle fut remplacé par un ancien camion laitier transformé.  Tous les frais étaient à la charge de la commune. Puis, nous avons touché un Dodge, aménagé par nos soins, et l’amicale a acheté une estafette. Nous faisions beaucoup de bénévolat, les recettes des calendriers servaient à acheter du matériel.Â
À l’époque, c’était une heure de manÅ“uvre par mois et  avec une trentaine de sorties dans l’année, autant dire que nous avions une maigre rémunérationÂ
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Pas de formation avant les examens
 Il fallait être formé dans son centre, c’était une difficulté. Les manÅ“uvres réglementaires n’étaient pas enseignées. Alors nous partions avec un gros handicap pour l’accès au grade de caporal ou de sergent, nous n’avions pas de base. Beaucoup d’entre nous à cette époque rentraient ajournés des examens.Â
Puis arriveront le temps de la formation de base et le perfectionnement dans le secourisme.  Je reconnais que nous avons eu la chance d’avoir, pour nous former, les pompiers de Tinchebray et de Flers.Â
En 1990, il devient moniteur de secourisme, et fait beaucoup d’enseignement.
La sirène ne sonne plus le samedi à midi
La tradition était de faire un essai de sirène tous les samedis à midi.  Quand j’étais encore actif, c’était un moment de rencontre et d’informations partagées.Â
Depuis quelques années, cet essai hebdomadaire s’est arrêté.  J’ai moins de contact qu’avant, c’était l’occasion de passer au centre, voir quelques actifs et des anciens, j’avais des nouvelles.Â