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Chasseur tué dans l’Orne : deux hommes mis en examen pour homicide involontaire... |
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L’autopsie du chasseur décédé confirme la mort par un tir dans l’abdomen. © Archives Ouest-France
Un chasseur de 43 ans est mort d’un tir dans l’abdomen durant une partie de chasse, dimanche 4 février 2024, à Verrières (Orne). Le parquet annonce, ce mercredi 7 février, la mise en examen de deux hommes pour homicide involontaire.
Un homme de 43 ans est mort durant une partie de chasse, dimanche 4 février 2024 à Verrières, dans l’Orne, victime d’un tir dans le ventre. Laëtitia Mirande, procureure de la République au tribunal judiciaire d’Alençon, communique sur les circonstances qui ont amené à ce drame.
Ce jour-là , vers 16 h 30, onze personnes participent à une chasse aux sangliers à Verrières, dans le Perche ornais. Ils se trouvent « sur plusieurs parcelles sans autorisation des propriétaires des terrains », indique le parquet. Les chasseurs sont séparés en deux équipes distinctes « en raison de la configuration des lieux ».
Aux alentours de 16 h 30, près du lieu-dit La Fourneillerie, un rabatteur nommé Stanislas Foucault, selon nos informations, est victime d’un tir au niveau de l’abdomen. Malgré l’intervention des sapeurs-pompiers et du personnel du Smur (Structure mobile d’urgence et de réanimation), qui tentent de le réanimer pendant près d’une heure, l’homme décède sur place.
Négatifs à l’alcool
Une enquête en flagrance est confiée à la brigade de recherche de Mortagne-au-Perche, épaulée par les techniciens en identification criminelle d’Alençon, en cosaisine avec l’Office français de la biodiversité (OFB). Les circonstances exactes du tir n’ont pas été déterminées. L’autopsie, réalisée mardi 6 février 2024, permet de confirmer que le décès a été causé par un tir survenu durant cette action de chasse.
Sur place, des dépistages de consommation d’alcool et de stupéfiant sont effectués sur l’ensemble des participants : tous sont négatifs. La personne soupçonnée du tir, un homme de 49 ans, est placée en garde à vue dans la foulée, à 17 h 55. « Il expliquait avoir tiré à deux reprises en direction de deux sangliers et ne pas avoir vu la victime », précise la procureure.
Le responsable de l’action de chasse mis en examen
Le responsable de l’action de chasse est également placé en garde à vue mardi 6 février, en début de matinée, « eu égard aux conditions de déroulement de l’action de chasse ».
Puis, les deux hommes ont été présentés devant le juge d’instruction au tribunal d’Alençon, à 15 h 30. Ils ont été mis en examen pour « homicide involontaire lors d’une action de chasse par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence ». Le parquet a requis leur placement sous contrôle judiciaire, ce qui a été retenu. Dans l’attente d’un procès, ils ont l’interdiction de détenir ou de porter une arme, outre plusieurs interdictions de contact.