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Collèges morts : les syndicats de l’Orne dénoncent « une volonté de faire taire les revendications »... |
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Mardi 2 avril, les personnels de l’Éducation nationale qui manifestaient à Alençon, appelaient les parents à participer à l’opération écoles et collèges morts. © Ouest-France
Jeudi 4 avril 2024, les parents d’écoliers et de collégiens ornais étaient invités par les syndicats de l’enseignement à ne pas envoyer leurs enfants en cours. Une opération qui « est un succès », estime l’intersyndicale, malgré « l’envoi de messages dissuasifs par les chefs d’établissements ».
Écoles et collèges morts dans l’Orne : « Cette journée du 4 avril est un succès, estiment les syndicats ornais de l’enseignement, avec près de 90 % d’élèves absents dans les collèges Dolto de L’Aigle et Brel de La Ferté-Macé, plus de 80 % à Émile-Chartier à Mortagne, 60 % à Saint-Exupéry et Balzac à Alençon. Et 20 % à l’école d’Écouché-les-Vallées.  »
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« Des messages dissuasifs envoyés aux parents »
« Les parents ont gardé leurs enfants à la maison et ce, malgré les messages dissuasifs envoyés par les chefs d’établissements », dénonce l’intersyndicale. En effet, mercredi, « la veille de l’opération », des parents ont été informés que « l’accueil des élèves se fera normalement et que toute absence devra être justifiée ».
« Ces messages adressés la veille de l’opération, témoignent d’une volonté de faire taire les revendications légitimes contre cette réforme du choc des savoirs dont personne ne veut », continuent les syndicats qui s’opposent au « tri des élèves, aux groupes de niveaux, à la prépa lycée… »
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Joint par téléphone mercredi, Jean-Luc Legrand, directeur académique des services de l’Éducation nationale dans l’Orne, confirmait : « Des tracts demandant aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en cours ont été distribués par des organisations syndicales. Cette initiative n’engage pas les établissements. »