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Coronavirus. À L’Aigle, Ysos poursuit ses activités en plein confinement... |
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Au centre hospitalier lors de la journée dédiée aux femmes victimes de violences. Les travailleuses sociales d’Ysos et la directrice avec les cadres de santé de l’hôpital. © DR
Ysos, centre d’hébergement et de réinsertion sociale, vit la période de confinement avec les mesures qui s’imposent pour que chacun soit en sécurité.
Ysos Orne, veille à l’accompagnement et à l’accueil des personnes en difficultés sociales importantes. Il intervient dans le secteur de L’Aigle-Alençon pour 50 mesures d’accompagnement et 120 places dans le domaine médico-social.
« Depuis le 16 mars, nous avons activé le Plan continuité de l’activité qui consiste à définir de nouvelles modalités de travail, explique Lucile Jouaux directrice d’Ysos Orne, qui fait partie du groupe SOS. Je suis à mon bureau à L’Aigle, l’équipe de travailleurs sociaux est en télétravail. Une personne est présente en continu, de 9 h à 18 h, ainsi qu’un surveillant de nuit. Les suivis des personnes se font par téléphone et réseaux sociaux. En lien avec nos partenaires (mission locale, hôpital) on est aussi en liaison au quotidien avec les personnes. Nous avons anticipé la répartition des usagers qui partageaient un appartement et pouvaient, ensemble, générer des situations explosives, en les séparant. C’était possible, car nous avions suffisamment de logements disponibles. »
Des référents à l’hôpital
Ce qui est rassurant dans un premier temps, « il n’y a pas eu de nouvelle entrée depuis le début du confinement. » « Nous avons axé le télétravail sur l’accompagnement des personnes au quotidien. Pour quelqu’un qui vit en appartement avec un enfant, on lance chaque jour un défi à réaliser (photo de l’assiette-repas, le point sur le suivi scolaire). »
Pour les publics étrangers, c’est encore un autre type de suivi. « Distribuer les autorisations de sortie, faciliter les liens avec les écoles, vérifier la bonne compréhension des consignes. L’objectif est bien sûr pour tous de structurer les journées et rendre le quotidien plus agréable. »
L’équipe se réunit en conférence téléphonique tous les jours et adapte ses actions au fur et à mesure en lien avec les services de l’État.
En mars, Ysos s’est associé au centre hospitalier de L’Aigle pour promouvoir une action dédiée aux femmes victimes de violences, en s’installant pour la journée près du bureau accueil-clientèle pour détailler les dispositifs qui existent pour aider les femmes.
Ysos dispose en effet de places d’hébergement pour permettre aux victimes d’être à l’abri, le temps de trouver une solution pérenne. Un accueil de jour permet aussi de rencontrer une professionnelle pour accompagner des démarches et aussi rencontrer d’autres femmes (mise en place de groupes de parole).
À l’hôpital, des référents sont formés à l’écoute pour orienter les patients victimes de violences conjugales ; ces informations ont été diffusées largement au personnel hospitalier, (mails et infos jointes aux bulletins de salaires).
D’autres actions, dans le cadre des mesures gouvernementales sont attendues.
Pour contacter Ysos : le 115, dispositif national d’aide aux victimes de violences, et le numéro local à L’Aigle 02 85 52 05 70.