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Coronavirus. Faut-il imposer le port du masque dans l’espace public ?57 |
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Des passants, rue Dejean à dans le XVIIIe arrondissement de Paris, le 12 mai 2020, au lendemain de la levée du confinement. (ILLUSTRATION) © LUDOVIC MARIN / AFP
Alors que le relâchement des gestes barrières se généralise et que le virus continue de circuler en France, la question d’imposer le port du masque dans l’espace public se pose à nouveau. Éléments de réponse avec l’épidémiologiste Catherine Hill.
« Je suis frappé par le relâchement d’une partie de la population française, ne respectant ni le lavage des mains, ni le port du masque, ni la distanciation. » Ces mots sont signés du professeur Jean-François Delfraissy. Le président du Conseil scientifique s’alarme de l’abandon progressif des gestes barrières alors que le coronavirus continue de circuler et que l’éventualité d’une seconde vague d’épidémique se fait de plus en plus certaine. Pour tenter de la contenir, l’hypothèse, écartée précédemment par le gouvernement, d’imposer le port du masque dans l’espace public est à nouveau sur la table. Mais alors, faut-il vraiment l’imposer à la population ?
Imposer le masque, un symbole plus qu’une utilité
Pour Catherine Hill, épidémiologiste à la retraite qui travaille sur l’épidémie de Covid-19, ce n’est clairement pas une priorité : « imposer le port du masque dans l’espace public, ça va agacer tout le monde et ça ne va pas trop marcher ».
Prendre cette décision serait plus cosmétique et symbolique qu’autre chose, selon elle. Tout le monde aurait son masque en extérieur mais dans les repas entre amis ou les vacances en famille, les masques seraient vite abandonnés. « Dans les espaces publics denses comme les marchés par exemple, cela se justifie mais autrement, en extérieur ça n’a pas beaucoup de sens », estime Catherine Hill.
Comme le gouvernement, elle considère que le masque ne peut pas être la panacée et doit être vu comme l’un des gestes barrières avec la distanciation physique et le lavage régulier des mains. Elle verrait cependant un réel intérêt à imposer le masque dans les espaces fermés.
« Les tests sont bien plus importants que les masques »
Si le masque n’est pas la solution, que faire pour contrer une deuxième vague ? L’épidémiologiste à son avis sur la question. « Le plus important, c’est de trouver où le virus circule ». Pour le savoir, il faut tester massivement. Actuellement la capacité est de 700 000 tests par semaine mais seuls 450 000 sont réalisés.
Pour Catherine Hill, c’est la méthode qui pèche : « envoyer des bons de la Sécurité sociale en invitant la population à aller se faire tester, ça ne marche pas. Il faut aller au-devant de la population, leur signaler l’importance de se faire tester car le virus circule activement près de chez eux. Ensuite il faut effectuer les tests et enfin isoler ceux qui sont contaminés ». Un procédé qui a fait ses preuves à Pékin lors de l’irruption d’un nouveau foyer de contaminations dans la capitale chinoise. Selon la chercheuse, il ne fait aucun doute : « les tests sont bien plus importants que les masques ».
Obligation des tous les lieux clos ou non du moment que les distance barrieres ne peuvent être ou ne sont pas respectées.
Exemple le marché des Jacobins d'ou je suis reparti très vite dimanche dernier.
-Plus de marquage au sol devant les étals.
-Circulation sous des "tunnels" créés par les parasols.
-50% des personnes sans masque.
Monsieur le Maire réagissez et protegez les Manceaux.