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Covid-19. Orne : forte hausse des contaminations à l’est du département... |
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Face à la flambée du virus, un dépistage massif était organisé ce mardi 23 mars, à L’Aigle. © Ouest-France
Dans l’est du département, le virus circule activement, notamment à L’Aigle. Dans l’Orne, le taux d’incidence est monté en flèche en une semaine, pour passer de 177 à 283.
Depuis une semaine, l’Orne est dans une mauvaise dynamique concernant l’évolution du Covid-19. Dans son dernier bulletin, l’Agence régionale de santé (ARS), évoque « une hausse de 52 % du taux d’incidence » en une semaine, un record en Normandie.
Le taux d’incidence, qui indique le nombre de cas positifs pour 100 000 habitants, ne cesse effectivement de grimper depuis quelques jours. Selon les chiffres de Santé publique France, il était de 177 mardi 16 mars et de 283 une semaine plus tard, le mardi 23.
Comment expliquer un tel bond ? Il y a eu notamment un important cluster dans la maison d’accueil spécialisée La Source, à L’Aigle : cinquante-huit personnes ont été contaminées et deux sont décédées. La plupart des personnes atteintes ont été contaminées par le variant anglais. Dans l’Orne, selon Santé publique France, le variant anglais représente près de 80 % des contaminations.
Un nouveau dépistage massif ce jeudi
Philippe Van Hoorne, le maire de L’Aigle, véritable point noir du département, a un autre élément de réponse. « Nous sommes à 8 kilomètres seulement de l’Eure, confinée et avec une circulation du virus très élevée. C’est l’explication majeure. Il y a un brassage de population, comme par exemple un car de jeunes Eurois qui vient ici tous les jours, ou encore ceux qui habitent dans l’Eure et qui viennent travailler ici. »
Dans la commune, un nouveau dépistage massif aura lieu ce jeudi 25 mars, salle Michaux. C’est le deuxième organisé par la Ville et l’ARS, après celui de mardi. « Pour le premier, il y avait du monde », se félicite un maire qui attend la décrue avec impatience.
À partir de la semaine prochaine la salle Michaux, plus grande que l’actuel centre de vaccination au pôle de santé, va devenir le centre principal. Dans les rues, la police municipale est mobilisée pour veiller au port du masque. « Il va maintenant falloir observer si le virus se propage dans le reste du département et dans le Calvados. »
« Une situation hétérogène »
Pour l’instant, c’est dans l’Est que la situation est la plus tendue. « Cela reste très hétérogène dans l’Orne, précise Julien Henrard, directeur de cabinet de la préfète Françoise Tahéri. À Argentan le taux d’incidence est de 100 cas pour 100 000 habitants, alors qu’il est autour de 500 à L’Aigle. »
En Normandie, 485 503 injections ont été réalisées selon l’ARS. Près de huit résidents d’Ehpad sur dix ont reçu leurs deux doses.