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Cyclone Garance à La Réunion. « Le vent a soufflé jusqu’à 215 km/h, ça faisait vibrer la maison »... |
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Le cyclone Garance balaie l’île de La Réunion, ce vendredi 28 février 2025. © AFP
Un cyclone d’une rare violence balaie l’île de la Réunion, ce vendredi 28 février 2025. Antoine Giraud, originaire de Caen dans le Calvados, est installé sur l’île depuis 2001. Il nous raconte cette journée pas comme les autres.
« J’ai déjà connu des cyclones mais celui-ci est assez impressionnant ! » reconnaît bien volontiers Antoine Giraud. Caennais d’origine, ce quadragénaire s’est installé à Saint-Pierre, sur l’île de La Réunion, en 2001. Comme des milliers d’habitants de l’île, il vit confiné depuis quelques heures, en attendant le passage du cyclone Garance .
Si le sud de ce bout de terre situé à l’est de Madagascar a été un peu moins touché que le nord, le Normand a vu, ce vendredi 28 février 2025, l’océan s’agiter comme rarement. « Ça n’a pas duré très longtemps mais il y a eu des vents très violents, jusqu’à 215 km/h, détaille celui qui vit face à la mer. Ça faisait vibrer la maison. Pourtant, on a des constructions qui sont prévues pour ce type d’événements. »
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Huit heures sans électricité
Quelques heures avant que la nature se déchaîne, Antoine Giraud s’est préparé, comme à l’accoutumée. « La période cyclonique va de décembre à avril, sait le Réunionnais d’adoption. À l’approche d’un cyclone, on reçoit une alerte sur nos téléphones, pour que chacun puisse s’organiser avant d’être confiné. »
Bouteilles d’eau, nourriture, lampes à piles et bougies, des accessoires essentiels en cas de coupure d’eau ou d’électricité. « L’électricité est revenue depuis trois quarts d’heure, relève le Normand, contacté à 18 h, heure locale. Nous en avons été privés pendant environ huit heures. D’habitude, cela dure plusieurs jours. On voit qu’il y a eu beaucoup d’amélioration au niveau des réseaux. »
« Il faudra nettoyer »
Dans les prochaines heures, pas question de mettre un pied dehors. C’est de toute façon interdit, alerte rouge oblige. « On verra demain, se résigne l’homme de 47 ans. La terrasse est couverte de végétaux, il faudra nettoyer, déblayer, avant que ça ne moisisse. I l pleut encore beaucoup mais pour l’instant, je n’ai pas eu de casse, ni d’infiltration d’eau. »