|
Dans cet IUT à Lisieux, on forme les jeunes à l’intelligence artificielle : « On est prêts pour le monde professionnel »... |
2
Camille Huard est en 3e année du BUT science des données. Elle souhaite, après son master, faire de la data management dans le secteur médical. © Ouest-France
L’Institut universitaire et technologique (IUT) de Lisieux (Calvados) a accueilli de jeunes lycéens et leurs parents, à l’occasion d’une journée portes ouvertes, samedi 24 janvier 2026. Cette école, au travers de son Bachelor universitaire technologique (BUT) « science des données », forme les jeunes entre autres, à l’intelligence artificielle. Certains d’entre eux comptent y trouver leur place sur le marché professionnel.
Sur le campus de l’IUT de Lisieux, près de 200 étudiants sont répartis en deux formations : le BUT (bachelor universitaire technologique) des techniques de commercialisation et le BUT science des données. Dans cette spécialisation, durant trois ans, les élèves y sont amenés à collecter, analyser et valoriser de grands volumes de données. L’école lexovienne est la seule en Normandie à proposer cette formation.
La mise en pratique associe entre autres la statistique, les mathématiques et les mécanismes de base de l’intelligence artificielle (IA). Un diplôme qui séduit,  car il est d’actualitéÂ
, confirme l’enseignant et chef du département, Bertrand Cuissart.  Dans la science des données, il n’y a pas que l’IA, mais ce serait se tirer une balle dans le pied de ne pas en parler. Les demandes vont être plus fortes.Â
Et les débouchés  touchent de multisecteursÂ
.

Bertrand Cuissart, professeur et chef du département pour le BUT science des données à l’IUT de Lisieux. Ouest-France
Parcours spécialisés
Déjà , d’anciens élèves travaillent dans le secteur de l’IA ; et d’autres mettent toutes les chances de leur côté pour s’y faire une place. À l’image de Romain Lesueur, en troisième année de VCOD (visualisation et conception d’outils décisionnels), qui compte intégrer un master spécialisé de l’INSA à Rouen afin  de créer des IAÂ
. Mais, simplement avec une licence, il l’assure :  On est déjà prêts pour le monde professionnel.Â
Le potentiel d’intervention est large, que ce soit sur l’IA généraliste du type ChatGPT (outil d’intelligence artificielle d’OpenAI) ou pour de la création personnalisée de bases de données pour des entreprises. L’étudiant a néanmoins conscience des suppressions d’emplois - déjà en France dans le secteur bancaire -, avec la généralisation de l’IA,  sur, par exemple, des postes de data analyste sur les données RHÂ
.
L’une de ses camarades, Camille Huard (en parcours exploration et modélisation statistique), compte travailler dans le secteur médical pour faire de la data management. Les étudiants formés,  recherchés avec l’avancement de l’IA »,
devraient occuper de nouveaux postes, notamment pour piloter toutes ces bases de données.