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Dans l’Orne, quatre amies veulent lutter contre les risques en milieu festif... |
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Les quatre fondatrices de l’association L’Âme sonore - divine bass : Carla Sembeilles (présidente), Charlotte Boudier, secrétaire, Agathe Aubert, vice-présidente, et Faustine Chapé, trésorière. © Ouest-France
À Trun, près d’Argentan (Orne), Carla, Charlotte, Faustine et Agathe ont décidé de réagir face aux risques en milieu festif. Elles ont créé une association de prévention et d’écoute.
Nous adorons faire la fête, mais nous sommes conscientes des conséquences néfastes de certains comportements à risque !
expliquent Carla, Charlotte, Faustine et Agathe, âgées d’une petite vingtaine d’années. Nous sommes convaincues qu’on peut très bien s’amuser sans tabac, sans alcool, sans drogue…
Elles ont donc décidé de créer, fin août 2025, l’association L’Âme sonore - divine bass.
Celle-ci intervient lors de festivals, de soirées privées, d’anniversaires… Les quatre bénévoles tiennent un stand où elles proposent du matériel de prévention : bouchons d’oreilles, éthylotests, capotes de verre (couvercles pour éviter que l’on verse une drogue dedans à votre insu), préservatifs masculins et féminins, serviettes hygiéniques, flyers sur les dangers de l’alcool et de la drogue, sur le consentement… Elles distribuent des boissons chaudes, des compotes pour les personnes en hypoglycémie. Elles proposent aussi un espace détente, avec coussins, tentures, espace de massage, où elles peuvent accueillir les personnes qui ne se sentent pas bien, les rediriger vers la Croix Rouge si besoin…
« Nous avons fait le choix d’accompagner »
Nous voulions apporter une touche féminine à cet espace : nous sommes une association de filles et voulons soutenir les femmes, dans un milieu essentiellement masculin…
Comme on ne pourra jamais interdire l’alcool, le tabac, la drogue, nous avons fait le choix d’accompagner, d’écouter
, souligne Charlotte.
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Elles se sont rapprochées d’autres associations : Drogue aide, qui leur fournit une partie du matériel, Prév’en teuf, Zouav’fest, ont rencontré des bénévoles d’Addiction France, Techno plus, ont pu échanger avec des responsables du CSAPA (Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie). À terme, j’aimerais bien me former pour devenir médiatrice socio-éducative et pouvoir intervenir en milieu scolaire
, annonce Carla.
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Pour développer leur association et renflouer les caisses, elles vendent sur leur stand des vinyles customisés, des chouchous et autres petites créations… Nous aimerions investir dans un éthylotest électrique, le même que celui de la police
, explique Charlotte. C’est fiable à 99 %, et ça éviterait de jeter les éthylotests individuels… Mais ça coûte 150 € !
.
Les quatre jeunes filles sont déjà intervenues sur deux événements depuis la création de leur association. Elles sont prêtes à se déplacer dans tout l’ouest de la France. Elles ont un compte Instagram, où on peut suivre leur activité, et une adresse mail pour les contacter : amesonore61@gmail.com