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Dans l’Orne, un dispositif pour rendre les cours d’écoles plus ludiques et plus vertes... |
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Un exemple d’une cour d’école repensée et renaturée dans le Luberon. © PNR du Luberon
Le Parc naturel régional Normandie-Maine lance un programme visant à repenser et renaturer les cours de récré. Dix-huit écoles ornaises sont éligibles. Celle de Hauterive sera la première à expérimenter le dispositif. Six autres suivront, jusqu’en 2027.
Un peu plus de six millions d’élèves ont repris le chemin de l’école, lundi 2 septembre 2024. Ils ont retrouvé leur enseignante, leurs camarades, leur salle de classe et… leur cour de récré. Un espace dans lequel ils passent en moyenne quatre-vingt-onze heures au cours de l’année scolaire, sans compter les pauses méridiennes et les activités sportives.
Mais s’y sentent-ils vraiment bien ? C’est la question que le Parc Normandie-Maine se propose de poser. Pour cela, la collectivité lance Récré’actions, un dispositif visant à repenser et renaturer les cours d’écoles.
« Aujourd’hui, les cours d’écoles sont plates et aseptisées, constate Laëtitia Marie, chargée de mission éducation et coordinatrice du projet. Elles ne répondent pas aux besoins de développement de l’enfant. »
Dix-huit écoles éligibles
L’idée est donc de consulter les enfants, mais aussi l’équipe éducative et le personnel technique, afin de transformer les cours d’écoles, souvent bétonnées, en espaces ludiques, inclusifs et durables.
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Car l’enjeu est aussi environnemental. Pour répondre aux défis du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité, le dispositif Récré’actions prévoit de désimperméabiliser les sols pour améliorer la gestion des eaux de pluie et de végétaliser pour créer des îlots de fraîcheur et réintroduire la biodiversité en milieu urbain.
Dix-huit écoles ornaises, principalement situées dans l’ouest du département, sont éligibles. Dans un premier temps, un seul établissement va bénéficier du programme. « Nous avons reçu quatre candidatures », détaille Laëtitia Marie.
« Pas une zone d’ombre »
C’est celle de Hauterive qui a été retenue pour ce premier volet de l’opération. « L’école rencontre une forte problématique liée à l’inconfort thermique, explique la coordinatrice. La cour de récré est orientée plein sud et il n’y a pas une zone d’ombre. »
L’appel à candidature sera relancé chaque année jusqu’en 2027. L’année prochaine, deux écoles seront retenues, puis deux en 2026 et en 2027. Soit sept écoles accompagnées au total, grâce à un soutien financier de la Région Normandie, via le Fonds européen de développement régional (Feder).
À Hauterive, la consultation des enfants, des enseignants et du personnel technique va commencer le 17 septembre et se prolonger jusqu’au printemps. Le parc aura ensuite deux ans pour accompagner la communauté de communes dans la recherche de financements et le lancement des travaux. « En 2027, l’école de Hauterive devrait avoir une nouvelle cour de récréation. »