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Déconfinement. 77 % des Français veulent continuer à se confiner... |
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À Rennes, ce lundi 11 mai, le déconfinement se sentait à peine. Les stations de métro étaient presque vides. © Lucie Weeger/Ouest-France
Plus de deux tiers des Français n’ont pas envie de se déconfiner. C’est ce qui ressort de la dernière enquête Coconel, lancée par l’Inserm en partenariat avec l’Ifop, parue ce mardi 12 mai 2020. Elle indique, par ailleurs, que 56 % auraient souhaité que le confinement soit prolongé.
Plus de la moitié des Français (56 %) auraient souhaité que le confinement perdure. C’est ce qu’indique la dernière enquête menée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et l’Ifop, réalisée du 30 avril au 4 mai. Ils étaient 62 % la semaine précédente.
> Suivez ici notre direct de ce mardi 12 mai sur la déconfinement
Les femmes (59 %), plus que les hommes (52 %) y étaient favorables. Les plus de 65 ans sont très partagés : 49 % désiraient que le confinement cesse.
85 % craignent une seconde vague
Malgré tout, 77 % déclarent qu’ils continueront à appliquer des mesures strictes de confinement. « Cette opinion est majoritaire pour toutes les tranches d’âge, mais augmente régulièrement avec l’âge : de 68 % parmi les 18-25 ans, à 86 % parmi les plus de 75 ans. »
Une posture qui s’explique par le fait que 85 % jugent « très probable » une seconde vague de contamination.
Si 80 % sont favorables à un déconfinement différencié selon les départements, ils jugent avec plus de sévérité le confinement ciblé. Seuls 43 % considèrent qu’il est préférable de cibler les populations à risque, dont les personnes âgées, plutôt que remettre en place un confinement général.
32 % ont renoncé à des soins durant le confinement
Cette enquête explore un autre point essentiel : le renoncement aux soins. 32 % assurent qu’ils n’ont pas effectué un examen médical nécessaire. « Ce renoncement ne s’avère pas corrélé au niveau de revenus du ménage », précise l’Inserm.