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Des GPS dérobés dans des exploitations agricoles de l’Orne : « un fléau qui arrive tous les ans »... |
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Les voleurs ciblent les moissonneuses et tracteurs équipés de GPS dernier cri (photo d’illustration). © Archives Ouest-France
Durant le week-end du 12 au 13 août 2023, trois exploitations agricoles de l’Orne ont subi des vols. La cible : des GPS installés sur des tracteurs et des moissonneuses. Des délits se produisant tous les ans, selon la gendarmerie, et qui seraient le fait de réseaux organisés d’Europe de l’Est.
« C’est vraiment un fléau et ça arrive tous les ans. » Le lieutenant-colonel Roland Marzin, du groupement de gendarmerie de l’Orne, alerte sur des faits de vols ciblés dans des exploitations agricoles du département.
Durant le week-end du samedi 12 au dimanche 13 août 2023, trois fermes ont subi des vols de GPS. Elles se situent dans les communes de Monts-sur-Orne, Habloville et Saint-Martin-des-Landes. « C’est le même mode opératoire à chaque fois : ils ciblent les tracteurs et les moissonneuses qui sont équipés de GPS et de consoles électroniques », constate l’officier de gendarmerie.
« Un trafic bien organisé »
Pour le militaire, il s’agit probablement d’un « trafic bien organisé. Les voleurs viennent d’Europe de l’Est et effectuent des raids, durant la moisson. Ils profitent du fait que ces équipements chers soient laissés dans des lieux peu protégés. Puis repartent rapidement pour les revendre dans leurs pays. »
Le préjudice serait d’environ 50 000 € au total. Car ces appareils dernier cri peuvent valoir très cher. « Et c’est sans compter le manque à gagner pour ces travailleurs, car sans ces appareils, l’engin ne fonctionne plus. »
De la prévention auprès des agriculteurs
Outre « des enquêtes au long cours » pour démanteler ces réseaux, la gendarmerie tâche donc de faire de la prévention auprès des agriculteurs. « On recommande de prendre contact avec la brigade locale pour que le correspondant sûreté passe constater les lieux et donne des conseils. » Notamment si l’agriculteur veut sécuriser son exploitation avec des appareils de surveillance ou anti intrusion. Par ailleurs, le lieutenant-colonel conseille de ne pas laisser les appareils sur les véhicules, « si possible, car les voleurs sont outillés pour les enlever ».