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Dix-sept cadavres de bovins découverts dans une ferme de l’Orne : le cheptel d’un éleveur saisi... |
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Les services de l’État, la gendarmerie et l’association OABA ont découvert dans la ferme dix-sept cadavres de bovins. Les autres animaux étaient dans un état de dénutrition grave (photo d’illustration). © Archives Guillaume Saligot / Ouest-France
Les pouvoirs publics et l’association OABA ont procédé à la saisie de l’élevage bovin d’un agriculteur de l’Orne, le vendredi 7 février 2025. Dix-sept cadavres ont été découverts et six autres bêtes sont mortes par la suite.
Dix-sept bovins retrouvés morts, quatre euthanasiés sur place, deux décédés plus tard et quarante-neuf survivants saisis. C’est le bilan de l’opération menée dans ce cheptel de 72 bêtes au départ, par les services vétérinaires de l’État, la gendarmerie et l’association OABA (Œuvres d’assistance aux bêtes d’abattoirs), à Courgeoût, dans l’Orne, vendredi 7 février 2025.
La décision de placement des animaux a été à l’origine prise par le parquet d’Alençon, « en raison du constat d’une dégradation des conditions d’élevage, de difficultés d’alimentation et d’une augmentation significative du nombre d’équarrissage, indique Laëtitia Mirande, procureure de la République. Plusieurs mises en demeure avaient été adressées antérieurement afin d’inviter le propriétaire à régulariser la situation ».
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Au total, 23 bêtes mortes
Les pouvoirs publics ont donc sollicité OABA, association reconnue d’utilité publique, afin de procéder au retrait des 72 bêtes. Sur place, dix-sept cadavres de bovins ont été découverts. « Quatre animaux agonisants ont nécessité l’intervention immédiate d’un vétérinaire afin de les euthanasier », poursuit la procureure. Les animaux morts ont été enlevés par une société d’équarrissage.
Les 51 autres sont partis chez un partenaire de l’association. Là -bas, deux autres bêtes sont décédées. « Quasiment tous les bovins étaient dans un état de cachexie (dénutrition) avancée et seraient rapidement morts de faim ou de maladie sans notre intervention », communique OABA.
Enquête en cours
En revanche, « au niveau sanitaire, vaccins ou identification, tout était en règle », ajoute Jimmy Gouedard, directeur adjoint de l’association. Les bêtes survivantes vont « soit réintégrer un élevage, soit iront à l’abattage, soit finiront leurs jours dans un refuge ».
« L’enquête est en encore en cours et aucune réponse pénale n’a été prise pour l’instant », précise le parquet. Nous sommes allés à la rencontre de l’éleveur, qui n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.